mercredi 12 octobre 2011

Premiers brouillards

L'automne s'est fait un peu désirer, mais le premier petit matin brumeux laisse augurer son arrivée prochaine.


Ca sent le cèpe et la châtaigne grillée,  les vagues bleues de palombes vont profiter de la Saint Luc pour déferler sur notre Sud-Ouest, promesses de salmis parfumés, le vin "bourrut" exhale le goût des noix fraîches et la gigue de chevreuil de Noël sera bientôt au congélateur.

Dans l'attente de la première flambée dans la cheminée, le ramoneur est passé, l'occasion d'avoir des informations un peu indiscrètes sur le village...

En attendant, il va falloir penser à mettre la couette d'hiver !

mardi 11 octobre 2011

La fouine était un renard !

J'ai fait venir le piégeur agréé de mon coin (que je connais bien car il vient régulièrement me débarrasser des ragondins) et pour lui, c'est le renard qui a visité mon poulailler.
Les chasseurs organisent régulièrement des battues, et éliminent un nombre croissant de bêtes.
Le paradoxe, c'est que, plus la zone se construit, plus les renards sont nombreux, et plus ils attaquent les volailles domestiques.

Donc, il va venir aujourd'hui avec ses chiens pour tenter de pister l'assassin.

Je suis aviculteur depuis trente ans, pendant les 25 premières années je n'ai eu aucun problème. Mais depuis 3 ans, c'est tout les ans, le renard ou la fouine.

 Je l'ai eu dans la maison, avec destruction de l'isolation, cadavre d'écureuils et déjections. J'avais fini par la choper au piège, mais d'autres arrivent dès que le chemin est libre.

Tout ça montre que l'équilibre de l'éco-diversité animale est fragile, et que la construction en hausse dans les territoires ruraux perturbe cette équilibre, paradoxalement en permettant à ces espèces de se multiplier.

Et ça met en évidence le rôle primordial des chasseurs (les vrais, pas les viandards) dans la régulation de certaines espèces qui profitent de cette rupture d'équilibre en proliférant de façon anarchique.

C'est particulièrement vrai pour le chevreuil, encore trop protégé, et qui en vient à envahir les abords des villages pour fouiller les poubelles, après avoir dévasté toutes les zones boisées alentour, ou les sangliers qui causent des dégâts importants aux cultures.
(précision : je ne suis pas et n'ai jamais été chasseur).

En ce qui me concerne, je n'ai pas envie de lutter à coup de fusil ou de piège, et encore moins de faire de mon poulailler un camp retranché, bardé de barbelés et clôtures électriques.

Je vais me contenter de tenter d'élever quelques oies en plus, les quatre que j'avais sont saines et sauves, le renard ou la fouine n'aiment pas trop les jars. Yellow_Flash_Colorz_PDT_14

lundi 10 octobre 2011

La fouine.

Une fois de plus la fouine est passée au poulailler.

Pendant 25 ans, j'ai pu assouvir tranquillement ma passion de l'aviculture. Mais depuis 3 ou 4 ans, et curieusement depuis que mon quartier se construit de plus en plus, la fouine sévit.

Elle attend la nuit, escalade les grillages et massacre tout ce qui bouge dans le poulailler.



L'année dernière elle est passée deux fois. J'ai insisté, acheté ou fait naître de nouveaux volatiles.

Et la nuit dernière, elle a laissé derrière elle les cadavres sans tête de 4 poules et 13 poulettes. Seules le coq, les quatre oies et un petit poulet, miraculé, ont survécus.



Alors, j'arrête, je jette l'éponge. Dorénavant, la fouine ira se restaurer ailleurs.

Papy s'envoie en l'air !

Je ne suis pas un chaud partisan des fêtes d'anniversaire, ou d'autres fêtes d'ailleurs...

Mais il est des circonstances où il faut savoir prendre sur soi ...

Ainsi, pour mes soixante ans (oui, je sais, je ne les fait pas...), mes amis et ma famille ont décidé de m'inviter à un petit repas gourmand, très gourmand, et au dessert, m'ont donné une enveloppe.

Il y avait à l'intérieur un "bon pour" un vol en montgolfière !

Il aura fallu presque 6 mois pour trouver une date avec l'aérostier. Et mardi dernier, vers 17 heures trente....








Et en plus, à l'atterrissage, champagne ! La classe.

mardi 13 septembre 2011

Vassivière 2011

Il est assez paradoxal que les popoïstes*, qui recherchent le plus souvent des bivouacs solitaires, se précipitent dès qu'un rassemblement est annoncé sur le forum...

Cinquième édition des Gastronomiques de Vassivière, les secondes pour ma douce et moi.

Nous faisons la route le vendredi soir, et arrivons à la nuit tombée. J'ai bien retenu l'itinéraire, pas d'hésitation, nous tombons sur le campement du premier coup.

Première nouveauté, la lampe que Joël agite pour nous souhaiter la bienvenue est à leds, on dirait l'œil cyclopéen d'un énorme extraterrestre...

Retrouvailles avec Joël et Marie-Jo, bien sur, mais aussi Pyros, Tiemo, R1100S, LudoG24.

Dès le dimanche matin, nous ferons mieux connaissance avec Bibouffi et Biboufette, 7, l'équipe des charentais : Manu Team Family, Barbin, Genesis, puis Dean 64 et Kelilan.

Cela donne une belle collection :














Manquent deux exemplaires, les montures de Kelilian et Dean64, arrivés après que la carte de mon APN aie rendue l'âme.


Un samedi de rêve, météorologiquement parlant, qui nous permettra de sortir les VTT et même de nous baigner dans le lac !

Certains habitués de la Côte d'Azur ont même sorti les "savatadeuxdoigts"


Et comme toujours, nous dégustons dès le samedi midi, apéros, charcuteries, spécialités diverses salées ou sucrées, que chacun a pris soin d'amener avec lui.

 
Nous serons même obligé, pour ne pas le froisser, de boire une mixture élaborée par Ludo, qui n'a pas lui-même l'air très sur que son breuvage soit buvable ...



Petit tour sur l'île l'après-midi, toujours l'étonnement devant les œuvres exposées dans le cadre du centre d'art contemporain ...

Temps fort du WE, gastronomie oblige, les quiches et bien sur les côtes de bœuf, soigneusement cuisinées et grillées par Joël samedi soir.








Dimanche matin, le temps a changé, de nombreuses averses nous obligent à établir un "bivouac couvert ", mais ceci n'entame en rien la bonne humeur collective.


Dès midi, nous tentons de finir les restes, challenge difficile tant l'approvisionnement a été généreux.

Puis vient l'heure du départ. Pour beaucoup, il y a plusieurs heures de route pour regagner le port d'attache.

Embrassades et poignées de main, les Gastronomiques 2011 ont vécues, vive les Gastronomiques 2012...

* Popoïste : propriétaire d'un popo, véhicule improbable, nommé ainsi à cause de son bruit d'échappement (po-po-po-po...), du moins pour les quatre-à-plat** à essence.

** Quatre-à-plat : moteur improbable, à l'architecture bizarre, monté sur certains popos qui n'ont pas la chance de fonctionner au mazout...

jeudi 8 septembre 2011

RETOUR EN PAYS CATHARE 2011

La météo joue parfois de mauvais tour aux voyageurs. Ce fut le cas ce week-end de l'Ascension.
Le temps qui devait être plutôt beau sur le Languedoc, fut en réalité très nuageux, puis pluvieux, puis très orageux.
D'autant plus dommage que c'était le week-end choisi pour la première de mon frère et de sa femme en camping-car. Ils avaient loué un grand blanc, pour expérimenter la vie sur roulettes, et j'avais préparé un périple dans les Corbières Cathares que nous, nous avions déjà visité.
Ceci dit, et en acceptant avec humilité les caprices du ciel, nous avons tout de même passé trois jours agréables.
Nous avions rendez-vous à l'Abbaye de Fontfroide, près de Narbonne. Celle-ci offre toujours la même ambiance de sérénité, surtout son cloître, à l'architecture aérienne :





Les couleurs des vitraux de l'abbatiale participe à la majesté du lieu :





Nous finissons la visite par la roseraie, que quelques fleurs tardives illuminent :



Nous passons la nuit sur le parking P2 de la ville de Lagrasse, ou l'on trouve les services de bases pour camping-caristes, eau, vidanges, toilettes, le tout gratuit.
Le "Pépère" apprécie la compagnie de son copain d'un week-end :



Nous jetterons un œil, le lendemain matin, sur la belle abbaye de Lagrasse, en plein travaux de réfection,



avant de passer un moment, après un bon déjeuner dans l'immense salle à manger du grand blanc, autour du superbe château de Villerouge Termenes :




Nous admirons au passage une collection impressionnante d' Hotchkiss, participant toutes au rallye du Languedoc :





Il me semble à un moment apercevoir au loin l'ami Barbassu, mais il s'agit en fait d'un autre animal, tout aussi barbu et sympathique :



Nous ferons d'autres rencontres étonnantes, comme ces trois campeurs bourguignons, que le temps rend joyeux :




Dernière étape du jour au château de Peyrepertuse, dont nous finirons l'ascension sous des trombes d'eau, mais qui nous réservera un spectacle saisissant :









Nous passons notre dernière nuit en bas de Rennes le Château, ou nous avions prévu de passer un moment le lendemain, mais la météo exécrable nous obligera à un retour prématuré vers le Tarn et Garonne.












Porquerolles au printemps.

Première sortie de printemps, ma douce est en vacances. Nous pouvons envisager une destination un peu lointaine.
Depuis longtemps l'envie nous démange d'un séjour sur l'ile de Porquerolles. En saison, c'est l'enfer, mais à cette époque, ce devrait être agréable. De plus, la météo est très optimiste.

Après une minutieuse préparation du "Pépère" et vérification faite de la check-list, nous prenons la route vendredi en début d'après-midi. Nous gagnons Montpellier à travers la Montagne Noire en 4 heures, qui a dit que le 1600 mazout, ça n'avançait pas !

Nous voulons faire étape en Camargue, toujours aussi enchanteresse. Nous trouverons, au bout de quelques kilomètres sur les digues des rizières, un petit plat qui nous accueillera pour la nuit :



Le lendemain, après une nuit d'un calme impressionnant, nous faisons quelques pas sur la digue pour profiter du paysage :



Nous continuons la route, traversons Marseille, puis Toulon, et en milieu d'après-midi, nous nous engageons sur la presqu'île de Giens.

A regret, nous abandonnons le "Pépère" sur un des parkings payant de l'embarcadère de la Tour Fondue, ou nous prenons une des nombreuses navettes.

Nous débarquons sur l'île, appelons notre loueur pour prendre possession de notre home marin.



En effet, les hôtels, gîtes et autres chambres d'hôte étant un peu trop onéreux à notre goût, et surtout à notre porte monnaie, nous avons opté pour la location d'un bateau à quai, trois fois moins cher.

Le nôtre se nomme "Silence", et possède un confort qui n'est pas sans nous rappeler celui du Pépère.

Pourvu de deux couchages, d'une cuisine équipée, d'une salle de bain avec toilettes, il ne manque que la douche. Le port en propose pour 1€50, chaude à souhait, et au débit suffisamment long pour deux.

Une première ballade pédestre nous mène jusqu'au Moulin du Bonheur et au Fort Sainte Agathe.







Nous goûtons aussi au charme du jardin Emmanuel LOPEZ qui jouxte la maison du Parc.







Après une première nuit sans problème, nous louons deux VTT qui nous permettrons de sillonner l'île.

Même si celle-ci n'est pas bien grande, le vélo est plus apte à une découverte complète sur un laps de temps court.

De plus, des chemins bien tracés et bien indiqués facilitent la ballade. Par contre, les reliefs ne manquent pas qui, même modestes, obligent à forcer régulièrement sur les manivelles...

Nous profiterons ainsi de nos montures pour découvrir bien des paysages de cartes postales :









Nous faisons halte aussi sur les plages de rêve, et profitant d'un soleil généreux, nous réussirons a nous baigner dans une eau annoncée à 15° !







La visite du cimetière marin, et l'originalité d'un des tombeaux me donne une idée pour ma dernière demeure : reste à savoir si le maire de ma commune autorisera l'inhumation dans un popo ...



De retour au Port, nous soufflons un peu sur l'étonnante Place d'armes, qui concentre une bonne partie du commerce et de la restauration locale.



Nous y dînerons, au restaurant "Les Glycines", au fond à droite dans cette image, d'une soupe de poisson et d'un aïoli fort honorable.

Le patron nous arrangera même l'addition, entre menu et carte, afin de nous faire économiser 2€. J'en suis resté baba !

Après une deuxième nuit tout aussi agréable que la première, et une dernière ballade, nous rendrons les clefs de notre embarcation et prendrons la navette du retour, non sans avoir choisi, pour notre prochain séjour, un bateau un peu plus confortable :



Le "Pépère" nous attend bien sagement sur son parking, nous le retrouvons avec bonheur. Nous reprenons la route en direction de l'Ardèche où ma douce retrouvera avec joie ses petits enfants, alors que m'y installerai pour deux bonnes semaines pour continuer d'aider mon fiston au chantier de sa ferme.

Nous traversons la partie du Lubéron située dans les Alpes de Haute Provence, avec un arrêt au lac de Quinton, dans les basses gorges du Verdon. Nous cédons à la tentation d'un petit tour en kayak :






Nous dormons à Villemus, à la charmante église, sur un petit plat devant l'entrée du cimetière :





Le lendemain, nous traversons la Drôme. Après une étape à Nyons ou la coopérative nous permet quelques achats d'olives et autres gourmandises pour l'apéro, nous finissons le voyage en passant au pied du mont Ventoux, toujours aussi impressionnant :



et découvrons au hasard d'une halte villageoise, ce curieux lavoir troglodyte :



Le TGV rapatriera ma douce vers son dur labeur quelques jours plus tard, tandis que le "Pépère" me servira de  cabane de chantier le temps de continuer les travaux de placoplatre dans la future maison de mon fils et de sa petite famille :