samedi 20 juillet 2013

Bientôt l'envol


La merlette a choisi de faire son nid au milieu de mes outils de jardin. Je l'ai dérangé des dizaines de fois pour une bêche ou un râteau, , puis, peu à peu, elle a eu moins peur, et a vaillamment mené son ouvrage à terme.

Après quelques jours, les oisillons ont mis les plumes.

Bientôt l'envol....

samedi 29 juin 2013

Pic et Pic et .....

Joli (et assez rare) spectacle ce matin dans ma pelouse : 4 pic-verts ensemble, une femelle apprenant à un petit à chercher sa nourriture, et deux mâles se disputant sans doute la place de chef de famille :




vendredi 21 juin 2013

Recette

Un des rares avantages d'un printemps pluvieux :


Ma recette :

Débarrassez les girolles des impuretés, terre et autres brindilles.
Les couper en deux ou en quatre selon la grosseur.
Dans un poêlon, faîtes revenir dans du beurre agrémenté d'un filet d'huile d'olive une échalote et deux gousses d'ail. Après quelques minutes, rajoutez les girolles, laissez suer, puis mouillez d'un demi-verre de Noilly Prat.
Baissez le feu et laissez tout doucement réduire le vin et l'eau des girolles.

Lorsqu'il ne reste qu'un fond de liquide, ajouter un bon verre de crême fraîche entière, 50 grammes de parmesan et bien mélanger le tout.
Laissez épaissir un peu.

Pendant ce temps, vous aurez fait cuire des spaghettis al dente.
Au moment de servir, versez les pâtes  dans le poêlon, remuez pour les enrober de sauce.
Un verre de Lambrusco serait le bienvenu...

Bon appetit !




lundi 17 juin 2013

Randonnée sur le plateau de Beille

Envie de partir un peu.
Envie de montagne.
Envie d'y marcher.

Il se trouve que l'association des randonnées occitanes en organise une ce dimanche, sur le plateau de Beille.

Il y a un moment que nous voulions découvrir cet endroit des Pyrénées Ariègeoises, haut lieu de la pratique du ski de fond.

En plus, des copains y vont aussi, avec un grand blanc loué pour l'occasion.

Toutes les conditions sont donc réunies, et nous partons vendredi soir, après le turbin de Mamydomi.

Nous arrivons sur place à la nuit, et nous installons à tâtons sur le premier parking trouvé.

Surprise désagréable samedi au réveil : un épais brouillard recouvre tout, le vent poussant des écharpes brumeuses et humides.





 Admirez au passage la dernière fabrication maison, un rideau occultant extérieur cousu par les doigts (et la machine à coudre) experts de Mamydomi, et qui s'avère très efficace.

J'en profite pour remercier chaleureusement Philcox, de VW Camper, pour l'idée et la fourniture.




Il n'est pas question de baisser les bras, et après un solide petit-déjeuner, nous partons pour un petit tour conseillé par un montagnard local.

Nous ne nous éloignons pas trop, car dans cette épais brouillard, il serait facile de s'égarer.

Après plusieurs tentatives, le soleil arrive enfin à percer, réchauffant instantanément l'atmosphère. Nous en profitons pour changer de place, sur l'un des petits parkings inférieurs, en bordure des bois de pins. 



Nous repartons après déjeuner, pour une ballade un peu plus longue. Il y a 10 jours, la neige recouvrait encore tout le plateau. L'eau de fonte est partout présente, ainsi que de belles plaques plus ou moins blanches.



A cette époque de l'année, il devrait y avoir une multitude de troupeaux, ovins ou bovins, et leurs gardiens. Mais, l'herbe est encore rare, et la transhumance n'a pas encore eut lieu.

Nous rencontrons toutefois quelques jolies chèvres, de la race Rove, bien cornues et peu farouches




Et une nuée de têtards dans les flaques, dont je crains que bien peu arrivent à l'âge adulte...



Et bien sur, les beaux panoramas que savent offrir les Pyrénées.



Nous retrouvons le Pépère, niché au fond des bois, après trois heures de marche qui nous aurons mis en jambes pour la rando du lendemain.



Quelques instants plus tard, le reste de la troupe arrive à bon port, dans un superbe "congélateur" qui vient se blottir contre notre Joker.



Les retrouvailles ont lieu autour d'un apéro copieux, et avec la deuxième inauguration du week-end, un petit grill à gaz qui viendra à bout, en quelques minutes, de trois belles entrecôtes.



Le coucher sera tardif, il y a bien des choses à raconter et de victuailles à déguster.

Dimanche matin, et grâce à un bon vent, point de brouillard. Rapidement, une bonne chaleur s'installe, et après nous être équipé, nous n'oublions pas de nous barbouiller de crème solaire.

Les parkings se sont déjà bien remplis, et les premiers randonneurs ont  pris la piste.



Nous rencontrerons de fréquentes plaques de neiges, un sol souvent marécageux, mais nous viendrons à bout des 4 heures de marche nécessaires pour boucler le circuit.




Et bien sur nous profitons des images superbes offertes par la montagne.




Et d'autres moins réjouissantes, genre "Régis a fait un barbeuk"...


Point culminant, en ce qui me concerne, car j'ai fait faux bond à notre petit groupe, mes vieux genoux m'ayant rappelé à l'ordre


 les autres ayant largement dépassé les 2000 mètres.

Retour à la maison en fin d'après-midi, dans une chaleur étouffante dont l'altitude nous avait épargné le désagrément.




jeudi 6 juin 2013

Humour Quebéquois

Les sites de petites annonces proposent parfois des petits chefs d'oeuvre d'humour.
Je ne résiste pas à vous faire partager celle-ci, d'autant plus qu'elle concerne un petit véhicule qui m'est cher !

"Je vends mon merveilleux Westfalia parce que je déménage à Montréal et qu'il parait que ce n'est pas le meilleur véhicule pour jouer dans le trafic là-bas. C'est de loin la meilleure bagnole qu'un être humain puisse posséder et je pense que si Jésus devait revenir sur Terre bientôt, il posséderait un West (c'est comme trop clair).

Voici quelques avantages d'avoir un Westfalia :

- On est presque sûr de ne pas perdre son permis de conduire pour conduite avec facultés affaiblies. Si jamais vous allez souper chez des amis et que vous prenez un verre de trop, c'est pas grave ! Votre lit de West (très confortable, plus que mon propre lit) vous accueillera le temps de dégriser. Vous avez même des ti-rideaux pour ne pas vous faire réveiller par le soleil le lendemain matin. Intimité + confort = bonheur.

- Toutes les filles vont se mettre à tripper sur vous même si vous êtes affreusement laid. C'est comme ça c'est tout. C'est la « West-touch » comme on dit dans le milieu.

- Rendu ici, pas besoin de vous dire que alcool + fille (s) + intimité + confort = on a connu des soirées plus plates.

- Dedans, il y a un four au propane avec deux ronds pour faire des hot-dogs. Relisez cette phrase en essayant de ne pas sentir l'odeur de beurre fondant, de saucisses grillées et de pain doré monter à votre nez. Quelqu'un (e) veut un bon hot-dog bien chaud ?

- Pour faire bien passer ces hot-dogs, il y un frigo dans lequel vous pouvez mettre de la bière. Il serre juste à ça en fait. Ah et pour mettre les condiments à hot-dogs. Dans VOTRE West, il y a un fridge plein de bières. Vous pouvez vous arrêter près de la plage, la mer, ouvrir les portes, vous asseoir, allonger les pattes, vous ouvrir une bonne canette bien fraîche que vous pouvez boire d'une main pendant que votre autre main caresse la FILLE QUE VOUS VOUS ÊTES POGNÉE PLUS HAUT !

- Le top lève et se transforme en lit (je soupçonne d'ailleurs la voiture d'être une sorte de robot transformer. La nuit, souvent, j'entends des bruits métallique provenant de l'extérieur et j'ai déjà aperçu ce que j'ai cru être une jambe de Westfalia. L'enquête se poursuit.). C'est possible de faire dormir 4 personnes là-dedans. Genre vous et vos 3 meilleurs amis. Ou amies. Personne ne refuse jamais une invitation à dormir dans un West, personne. En tout cas ce n'est pas arrivé depuis 1979 selon certaines sources douteuses.

- Dedans il y a un radio-cassette. Les seuls groupes que j'ai fait jouer dans le West sont des groupes de rock anglais qui ont fait des albums en 1985. The Smiths. The Cure. Depeche Mode. Il n'y a pas de groupes poches genre Metallica ou U2 qui ont déjà jouer dans le West. Ça augmente sa valeur entendons-nous.

- Il y aussi un lavabo. Il faut seulement remplir le réservoir et comme ça, on peut se brosser les dents. C'est important d'avoir la bouche propre. Surtout si on passe ses soirées à manger des hot-dogs et à boire de la bière. C'est certain qui si la fille qui est avec vous depuis déjà quelques paragraphes a aussi mangé des hot-dogs et bu de la bière c'est pas si grave ça s'annule. Le mieux ça reste de se brosser les dents et c'est possible avec un West. Pas avec une Smart.

Maintenant, quelques informations techniques : Seulement 210 000 km. Direction refaite il y a peu de temps. Pneus et freins presque neufs (80%). Mécanique A1 (ou B+ disons). Manuelle 4 vitesses. À gaz. Toit ouvrant (pratique pour lancer ses cigarettes par dessus bord). Pour vente rapide. Non-négo. Détails sur demande. Présentement à Rivière-du-Loup. Disponible en pm et le soir pour les visites guidées. Relativement économique (on économise surtout sur les chambres d'hôtel, pas tant sur le gaz).

Et si vous me donnez 50$ de +, je vous dis où est caché le trou pour remplir le réservoir de lave-glace. Sinon vous allez perdre 3h à le chercher. 50$. Ça vaut la peine. Puis ça va faire un chiffre rond pour le prix."

mardi 14 mai 2013

Retrouvailles

Nous avions fait la connaissance de Véro et Bernard lors d'une édition des Gastronomiques de Vassivières. La rencontre avait été agréable.

Lors d'un road-trip qui m'avait mené jusqu'en Belgique, j'avais bénéficié chez eux, dans le Cher, d'une étape et d'un accueil vraiment amical.

Les circonstances faisant qu'ils se sont rapprochés de notre sud-ouest, nous avons repris contact, et décidé de profiter des cinq jours offerts par ce grand week-end du 8 mai, pour faire une ballade catalane à deux popo's.

Rendez-vous est pris pour le mercredi midi, à Narbonne.

Nous partons dès le mardi, pour faire une partie de la route avant la nuit. J'ai programmé Monsieur Garmin  pour l'aire camping-car de Mazamet. Celle-ci est occupée, à notre arrivée, par le cirque AMAR !

Repli stratégique vers le cimetière tout proche : un joli plat, de l'eau, des toilettes, et un grand calme.



Le lendemain matin, après un petit crochet pour admirer le site de Minerve




nous finissons la route et retrouvons nos amis comme prévu.L'itinéraire prévoit de leur faire découvrir un peu de la Catalogne que nous aimons tant.
A quelques kilomètres de Narbonne, nous prenons notre premier repas en commun au bord de l'étang de Bages.



Nous continuons vers  Leucate, pour un arrêt au port ostréicole où nous achetons quelques huîtres, puis descendons vers le sud par la côte.
Canet, Saint Cyprien, Argelès, beaucoup de monde, c'est logique. Nous voulions passer quelques instant à Collioure, impossible tant l'affluence est grande.
Nous poussons donc jusqu'à Port Vendres où nous connaissons un petit bivouac en bord de plage, vers la jetée.
 Après un petit tour au bord de l'eau



Nous nous y installons alors que les premières gouttes tombent d'un ciel de plus en plus menaçant. En effet, une petite pluie nous oblige à sortir le store, et nous nous abritons entre nos véhicules



 pour un petit dîner d'huîtres et champagne !


Vous remarquerez que, même si nous nous laissons aller à notre penchant naturel pour la bonne chère, nous n'en faisons pas moins attention à la santé de nos artères.

Jeudi matin, même si le temps n'est pas au beau, il ne pleut plus. Une petite ballade pédestre nous permet de prendre de la hauteur sur notre lieu de bivouac, puis nous amène jusqu'au Cap Béar, au milieu d'un foisonnement de fleurs.





C'est sur un site bien connu de ceux qui fréquentent ce coin, la Chapelle de la Salette, et au milieu des vignes, que nous prendrons notre repas de midi.
 



 
La vue est plongeante, au dessus de Banyuls, et une bonne partie de la côte vermeille s'offre à nous. Magnifique !



L'étape de ce soir est programmée au camping Cadaquès, à Port Lligat, où nous avons déjà fait halte.



Les bivouacs en sauvage étant facturés 150 € par les carabiniers, et ce camping étant le seul, les tarifs deviennent vraiment prohibitifs. Mais le lieu est agréable, propre, et commode pour visiter Port Ligat et sa célèbre maison de Dali d'un côté, et Cadaquès de l'autre, le tout à pied.

C'est ce que nous ferons, en cette fin d'après-midi pour l'un,





 le lendemain matin pour l'autre.





Pas question d'une remontée vers le nord par la côte, et de risquer des embouteillages monstres, nous décidons de couper jusqu'à La Jonquera, la prochaine destination étant la montagne des Albères.

Nous arrivons sans encombre à la frontière, faisons quelques emplettes, et déjeunons au bord de la rivière, un peu frigorifiés



Il faut  pousser jusqu'au Boulou pour ensuite entrer dans la montagne. Nous mettrons une heure et demie pour nous sortir du piège du Perthus ! Une foule impressionnante se presse dans les dizaines de magasins, la route est saturée, et notre patience mise à rude épreuve
 



Mais la récompense est au bout du chemin, celui de la Tour Massane en l'occurence, que nous rejoignons par Montesquieu des Albères, Villelongue dels Monts, et Sorède. Quelques kilomètres après ce dernier village, une petite route à droite nous fait passer à Lavall, puis un mauvais chemin blanc se termine par un petit parking où nous passerons une bonne nuit.


Le repas de ce soir est un vrai réveillon. Mamydomi a fait péter un de ses "pâtés jaunes", tandis que Bernard nous offre un tour d'horizon des jambons espagnols, le tout arrosé d'un petit Rioja Marques de Caseres. Un bon moyen pour s'endormir rapidement...


Vendredi matin, petite promenade aux alentours pour se mettre en jambe,



puis nous redescendons vers la civilisation. Nous déjeunons à Villelongue dels Monts, sur un joli petit parking en plein centre.



Nous avions lors d'un précédent séjour, découvert La Belle Auriole, un camping à la ferme assez extraordinaire, au milieu de nulle part, au dessus de Salses le Château. J'avais envie de retrouver l'endroit, sans aller dormir à la ferme pour cette fois.

Nous nous dirigeons donc vers Opoul Périllos, passons le village, nous arrêtant aux ruines du château pour profiter du panorama magique sur l'Etang de Leucate




 puis continuons jusqu'au vieux village de Perillos.


 Nous espérions pouvoir y bivouaquer, mais la tramontane, qui s'est levée depuis ce matin, nous chasse.


Nous trouverons un coin de garrigue un peu abrité, en redescendant, et en prenant, à mi-hauteur, le chemin de la Belle Auriole. Nous dépassons la ferme de quelques centaines de mètres et nous cachons parmi les arbustes


Nous serons, ce soir, sous la protection de sa majesté Canigou



Même avec le vent, ce fut une belle et bonne nuit.  

Déjà dimanche, il faut penser au retour. Avant de quitter ce coin hors du temps, nous faisons un crochet par la Belle Auriole ou nous discutons un long moment avec les propriétaires, et leur achetons Banyuls et miel de romarin.
C'est un endroit qui se prêterait bien à un rassemblement de popo's. Peut-être une idée à creuser...

Avant de prendre la route du retour, nous repassons au port ostréicole de Leucate, et nous y dégustons force huîtres, moules et palourdes, arrosées d'un petit verre de Picpoul bienvenu.


Nos popo's, qui ont sympatisés, prennent leur dernière pose côte à côte



C'est là que nous nous séparons, Bernard pouvant enfin faire parler la cavalerie de son 1900 DG après avoir piaffer derrière le Pépère et les 50 cheveaux de son CS diesel.

Un petit SMS de part et d'autre pour confirmer nos arrivées respectives sans encombre.
Le week-end est clos.

Ah, j'oubliais, ce week-end n'aurait pas été aussi réussit sans la présence  amicale de  l'adorable  Chiffon