J'ai toujours aimé le moi de mai.
C'est le mois des fleurs odorantes, lilas, aubépine, glycine, premières roses.
C'est aussi le temps des plantations au potager, après avoir redonné vie à la terre.
C'est également le mois des week-ends à rallonge, voir des ponts, les années fastes.
Et donc, des sorties avec la maison à roulettes, souvent proches de la maison, la plupart du temps consacrées à des visites .
Pour ce WE du 8 mai, direction le nord de la région.
Nous traversons les coteaux du Quercy blanc, par Molières, Cazals, Sauzet, traversons le Lot à Castelfranc, pour marquer un premier arrêt Aux Junies, dans la vallée de la Masse.
Le temps de se dégourdir les jambes, nous jetons un œil à l'église de l'ancienne abbaye
Au château, toujours habité
et à l'ancien moulin magnifiquement transformé
La place devant la mairie, ou le petit parking devant l'église, tous deux proposant de l'eau en libre service, feraient de jolis bivouacs.
Mais il est bien trop tôt, et nous continuons la route.
Après avoir pris un bon déjeuner, nous nous arrêtons à Sarlat. Si j'ai déjà visité ce haut lieu touristique, c'est une première pour ma moitié.
Parcourons donc les rues de cette cité médiévale, le nez en l'air.
Igor, très étonné, fait la rencontre de son sosie
Nous passons deux bonnes heures dans la ville, fréquentée bien sur en ce long week-end, mais sans trop.
J'ai prévu, demain matin, la visite des Jardins d'Eyrignac. Leurs propriétaires proposent aux camping-cars de passer la nuit sur leur parking.
C'est ce que nous ferons, au calme, notre petit blanc un peu perdu entre deux grands blancs.
Samedi matin, dès 10 heures, nous commençons la visite qui durera environ 1 heures et demie.
Ces jardins ne sont pas particulièrement fleuris. Ils valent par la maîtrise de l'art topiaire, c'est à dire la sculpture végétale.
Ce sont des jardins à la française, où la géométrie règne, et où les perspectives sont particulièrement travaillées
Le manoir, joliment mis en valeur, est toujours habité. La même famille en est propriétaire depuis un demi millénaire !
Il y a un beau potager
et plusieurs fontaines qui apporte toute l'eau nécessaire
Même si je suis plus sensible aux jardins fleuris, et au charme déstructuré des jardins à l'anglaise, le travail nécessaire pour arriver au résultat de ce que nous avons sous les yeux mérite à lui seul la visite.
A la sortie, une jolie surprise : un rallye touristique de roadsters anciens, avec quelques modèles mythiques
Il est l'heure de reprendre la route. Nous allons maintenant longer la Dordogne, où, sur quelques kilomètres pas moins de 7 châteaux surplombent fièrement la rivière.
Nous choisissons de passer un moment à Beynac. Nous flânons dans le village. Son château se visite, ce que nous ne ferons pas.
Il est empreint d'une certaine austérité.
Nous continuons et passons par La Roque Gageac, puis Montfort où nous faisons une deuxième halte.
Lui est plus élégant, il est toujours habité et ne se visite pas. Il surplombe un large méandre de la Dordogne, le Cingle de Montfort.
J'ai prévu de bivouaquer dans ce site, mais de l'autre côté de la rivière.
Là, la ferme de Turnac, et ses propriétaires, nous accueillent de façon très sympathique;
En cette fin d'après-midi, nous avons la visite de plusieurs montgolfières
La journée se termine par un apéro rafraîchissant, accompagné d'un magret séché du cru.
Un pur moment de bonheur.
Dimanche matin, réveil avec les oies
Puis petite randonnée qui nous mène à travers des hectares de noyers, près de la rivière, face au château
Nous repartons avec un peu d'huile de noix et un autre magret séché, le premier n'ayant pas survécu !
Notre dernière étape sera à Domme, à quelques kilomètres de là.
L'entrèe dans la ville est impressionnante
L'intérieur de la bastide serait agréable
si elle n'était défigurée par les boutiques qui y pullulent.
Si certaines sont légitimes et vendent les produits du terroir, la plupart proposent, à travers des vitrines tape à l'oeil, des gadgets made in RDC qui n'ont rien à voir avec lieu.
Les restaurants se touchent tous, et proposent le même menu à base de foie gras, de magret, et de pommes de terre sarladaises.
Enfin, le petit train diesel met le point d'orgue au mauvais goût.
Heureusement, la vue que permettent les terrasses est un enchantement.
Il est temps de penser au retour.
Après un repas pris au bord du Lac Vert à Catus, dans le Lot, (encore un endroit où nous sommes bienvenus, sur un joli pré, avec des sanitaires à disposition, idéal pour un bivouac), nous filons par l'ancienne RN20 vers la maison.
Il faudra vite remettre le Mercos en état, nous repartons dès mercredi prochain ...
lundi 11 mai 2015
dimanche 3 mai 2015
Les abeilles (bis)
Surprise ce matin en allant nourrir les agneaux,un magnifique essaim d'abeille a élu domicile sur une branche d'ormeau.
Une reine en surnombre a quitté sa ruche d'origine, entraînant avec elle une partie de l'essaim d'origine.
Avec le poids, l'essaim touche la terre, et les agneaux, curieux, viennent jeter un oeil au risque de se faire piquer.
Un coup de fil à l'ami Joël, apiculteur amateur, qui arrive ventre à terre pour le récupérer.
Mise en place de la ruchette
Maniant la branche avec précaution, il amène l'essaim au dessus de son nouveau logis
et d'une secousse délicate, fait tomber celui-ci
Opération réussie
Une heure après, les abeilles ont sagement rejoint la ruchette
Ce soir, à la nuit tombante, Joël reviendra chercher la ruchette, après avoir bouché l'entrée. Puis, dans quelques jours, les cadres seront déplacés dans la ruche définitive.
Ce n'est pas la première fois que pareille aventure nous arrive : le ruisseau, les arbres et arbustes de la ripisylve, dont beaucoup sont en fleur, sont pour ces demoiselles, un biotope attirant ...
Ce soir, il y a un apiculteur heureux ...
Une reine en surnombre a quitté sa ruche d'origine, entraînant avec elle une partie de l'essaim d'origine.
Avec le poids, l'essaim touche la terre, et les agneaux, curieux, viennent jeter un oeil au risque de se faire piquer.
Un coup de fil à l'ami Joël, apiculteur amateur, qui arrive ventre à terre pour le récupérer.
Mise en place de la ruchette
Maniant la branche avec précaution, il amène l'essaim au dessus de son nouveau logis
et d'une secousse délicate, fait tomber celui-ci
Opération réussie
Ce soir, à la nuit tombante, Joël reviendra chercher la ruchette, après avoir bouché l'entrée. Puis, dans quelques jours, les cadres seront déplacés dans la ruche définitive.
Ce n'est pas la première fois que pareille aventure nous arrive : le ruisseau, les arbres et arbustes de la ripisylve, dont beaucoup sont en fleur, sont pour ces demoiselles, un biotope attirant ...
Ce soir, il y a un apiculteur heureux ...
samedi 25 avril 2015
Oleron Médoc avril 2015
Après une mini-sortie à 25 kilomètres de chez nous, et qui ne valait pas un reportage digne de ce nom, les choses sérieuses commencent.
Une semaine de vacances pour ma Doudou, une météo pas trop dramatique, alors cap à l'ouest, direction l'Ile d'Oléron pour y retrouver la fiston's family, puis retour par le Médoc, pour déguster, pas pour acheter !
C'est donc la première longue sortie avec le Mercos, nous allons pouvoir tester notre nouveau palais à roulettes.
Comme à chaque fois, la préparation est importante : pleins, vérification des niveaux, branchement 220v la veille pour refroidir le frigo, et check-list pour ne rien oublier. Pas de grosses différences d'avec le popo :
Vendredi après-midi, en route donc. Via Agen, Marmande, La Réole, nous roulons vers Libourne.
Un peu avant, à Vignonet, nous trouvons un joli parking en bord de Dordogne. Nous y passons une bonne nuit.
Samedi :
Nous repartons vers 10 heures, passons au ras de Saint Emilion, traversons Libourne, puis, par Blaye, longeons la rive droite de la Gironde.
Vers midi nous nous dirigeons vers le Port de Caunac et, après 3 ou 4 kilomètres de traversée des marais, nous atteignons le bord de l'estuaire.
Joli coin, où le bivouac nocturne est possible, et doit être bien agréable.
Nous sommes entourés des fameux carrelets, cabanes de pêche typique de la Gironde.
La route nous mène ensuite à Mortagne sur Gironde, avec son port et ses falaises
Puis à Marennes, au port de Cayenne
Il nous reste à passer le pont pour entrer sur l'Ile d'Oléron, en jetant un coup d'oeil sur l'ancienne jetée du ferry et sur le fort Louvois
Un petit tour à la plage pour qu'Igor se dégourdisse un peu les jambes
et nous rejoignons la location de notre fiston, au Château d'Oléron, où nous passerons quelques jours
Après un dimanche de repos, nous entamons la nouvelle semaine.
Pendant que les enfants, les mamans et mamy sacrifient au rituel de la plage, ce qui n'est pas mon truc, nous en profitons, Igor et moi, pour savourer un moment de ballade.
Ah oui, je ne vous ai pas dit : nous ne sommes pas les seuls a avoir changé de moyen de locomotion. Igor étant trop gros pour trouver place sur un vélo, les distances et la vitesse ne lui permettant pas de suivre en courant, il bénéficie maintenant de son propre carrosse, qu'il apprécie grandement :
Nous avons notre petite heure de gloire à chaque ballade !
Nous parcourons les trois kilomètres qui nous séparent du Château d'Oléron, puis mettons pied et patte à terre pour une ballade dans la citadelle.
Mardi.
Après une matinée
tranquille, marquée par un petit tour au marché du Château
d'Oléron qui se tient tous les jours, mais est surtout fréquenté le
dimanche, nous reprenons la route.
Nous sommes à Royan
en milieu d'après midi, et allons attendre le bac à la Pointe de Grave pour la
traversée de l'estuaire.
Le bac arrive
Le Mercos est bien installé
Au loin, le phare de Cordouan veille sur l'entrée de l'estuaire
Puis direction
l'océan. C'est à Hourtin-Plage que nous nous posons pour quelques
goulées d'air iodé, et un peu de sable entre les doigts de pied. Nous ne sommes pas embêtés par la foule !
Comme toujours, dès qu'il y a de l'eau, même salée, Igor
est à fond.
La carte nous
propose un cul de sac au bord du lac : Piqueyrot. Nous nous
garons devant les résidences secondaires, presque toutes vides à
cette saison.
Nuit calme, juste
quelques grenouilles.
Mercredi :
Ce matin, on descend
les vélos et la carriole d'Igor.
Le premier projet était de pousser
jusqu'à Hourtin-Village pour y faire quelques courses, mais il y a,
par la jolie piste cyclable, 18 kilomètres.
Autant pour revenir, c'est un peu trop pour ce matin.
Autant pour revenir, c'est un peu trop pour ce matin.
Nous y ferons une vingtaine de
kilomètres, le chien pouvant enfin s'en donner à cœur joie.
Exténué, il prendra dès que possible un bon bain dans l'eau bien croupie ...
Retour au camion, le restaurant voisin nous
tente, nous craquons et nous ne sommes pas déçus.
Nous sommes épiés pendant notre repas
Afin d’accélérer
la digestion, nous profitons du très joli parcours aménagé, en
grande partie sur pilotis, sur le marais, et qui, en une petite heure,
permet de découvrir ce biotope particulier.
A faire avec les enfants !
A faire avec les enfants !
Encore un peu d'océan, cette fois à Carcans Plage
Nous finissons la
journée, après avoir traversé la presqu’île, d'ouest en est, à
Saint Estèphe, au bord de l'estuaire.
Jeudi :
Il a plu une bonne
partie de la nuit. La pluie a fait des claquettes sur le toit, mais
ne nous a pas empêche de dormir à poings fermés.
Très vite, la pluie
cesse et fait place à un temps nuageux, mais sec et doux.
Nous levons le camp
vers 10 heures, faisons un tour à la maison du vin et du tourisme de
Pauillac, très bien achalandée en docs et produits du cru, puis
faisons un détour par le supermarché le plus proche.
J'ai redécouvert
une spécialité girondine, les tricandilles. Je suis fort amateur de
tripailles, et il s'agit d'intestin de porc, fondant après une
cuisson au bouillon, et que l'on grille au barbecue ou à la poële
avec une persillade. Un régal !
Nous poussons
ensuite jusqu'à Margaux où nous avons prévu une belle
rando-découverte de châteaux vinicoles.
En une dizaine de
kilomètres à pied, nous verrons une quinzaine de ces demeures, de la plus
simple à la plus somptueuse.
Il est 17 heures 30,
et nous nous posons au port de Macau pour un petit « 4 heures »
et un peu de repos.
Ce soir, Vincent
nous attend pas loin d'ici pour un moment de partage amical.
Vendredi
Nous avons passé une bonne soirée, à faire mieux connaissance, à partager nos expériences, des moments toujours enrichissants.
Nous laissons Vincent à son dur labeur, et reprenons la route.
Sur ses conseils précieux, nous filons à Castenau de Médoc, à la boucherie-charcuterie de Cyril Gassian, qui est "LE" spécialiste du Grenier Médocain.
Je vous laisse découvrir par vous même en quoi consiste cette spécialité (http://fr.wikipedia.org/wiki/Grenier_m%C3%A9docain).
C'est le dernier jour de notre voyage, nous avons décidé de le consacrer à un petit moment en Lot et Garonne.
Nous contournons donc Bordeaux, déjeunons vers Langon pas loin de la Garonne,
après avoir fait une petite visite à la Maison Lillet, à Podensac (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lillet).
Puis nous passons par Xaintrailles et son château
et flânons un bon moment à Nérac, le long de la BaïseVendredi
Nous avons passé une bonne soirée, à faire mieux connaissance, à partager nos expériences, des moments toujours enrichissants.
Nous laissons Vincent à son dur labeur, et reprenons la route.
Sur ses conseils précieux, nous filons à Castenau de Médoc, à la boucherie-charcuterie de Cyril Gassian, qui est "LE" spécialiste du Grenier Médocain.
Je vous laisse découvrir par vous même en quoi consiste cette spécialité (http://fr.wikipedia.org/wiki/Grenier_m%C3%A9docain).
C'est le dernier jour de notre voyage, nous avons décidé de le consacrer à un petit moment en Lot et Garonne.
Nous contournons donc Bordeaux, déjeunons vers Langon pas loin de la Garonne,
après avoir fait une petite visite à la Maison Lillet, à Podensac (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lillet).
Puis nous passons par Xaintrailles et son château
et admirons ce qui reste du château du bon roi Henri IV
La météo menace, nous trouvons refuge en plein Damazan, sur un petit plat herbeux, juste avant la fontaine des Anglais.
Samedi matin, dernier petit déjeuner du voyage.
Nous serons de retour à la maison en fin de matinée, après avoir fait la route sous la pluie, ce qui nous console de la fin des vacances.
Il reste aussi les souvenirs gastronomiques qui nous permettrons, comme à chaque fois, de donner une suite bien agréable à ce voyage.
Mais le mois de mai arrive, avec ses ponts et ses W.E. à rallonges.
D'autres aventures nous attendent ...
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