dimanche 2 août 2015

Auvergne, été 2015 part I : Cantal, Haute-Loire, Ardèche.


Lundi 27 juillet :

Levés aux aurores, nous finissons le chargement du Mercos, et en route pour l'Auvergne.

Villefranche de Rouergue, Rodez, Espalion, nous arrivons à Laguiole vers 11 heures 30. Depuis le milieu de la matinée, il pleuviote, et c'est aussi le cas ici.

Nous bravons les éléments pour gagner rapidement le magasin des couteaux Calmels (les seuls vrais Laguiole historiques) dont je possède deux exemplaires.



En quelques minutes, et contre 1€ symbolique, ils sont remis à neuf, polis, aiguisés.

Nous flânons un peu dans la ville, montons jusqu'à l'église, puis regagnons notre roulotte pour un repas rapide.

Un coup d'oeil à la mascotte de la ville


et nous continuons la route par Sainte Geneviève sur Argence, où nous avons de bons souvenirs de fêtes familiales, faisons un arrêt au belvédère surplombant l'impressionnant barrage de Sarans,




 puis à Mur de Barrez, où nous passons un bon moment dans les ruelles.





C'est ensuite la traversée de paysages de moyenne montagne, vouée à l'élevage bovin, où les Salers succèdent aux Aubrac, même si nous croisons aussi quelques Prim Holsteins.


 

Nous récupérons la vallée de la Cère à Vic, puis passons le tunnel du Lioran avent d'atteindre Murat.

A droite, la route de Prat de Bouc nous attend pour une dizaine de kilomètres d'une sacrée grimpette qui nous amènent à la petite station de ski alpin et de fond.

C'est là que j'ai prévu de passer la nuit pour être sur place demain matin au départ de la montée du Plomb du Cantal.


Depuis le début de l'après midi, le soleil est revenu, ramenant une température agréable, mais à 1380 mètres où nous sommes, elle plafonne à 17°, avec un vent soutenu. Les shorts laissent la place aux pantalons, et une polaire est bienvenue, pour une petite ballade qui nous permet de prendre nos marques.

Peu de monde, le restaurant du col est pourtant ouvert. Je délaisse le parking de la station pour installer le Mercos sur celui des cars, un peu plus bas, où nous sommes rapidement tout seuls. 


 Pour un premier bivouac, il est vraiment sauvage !

Le dîner est bienvenu, suivi d'une petite ballade digestive, aussi bien pour moi que pour le chien.

Il reste à faire le lit. A demain !

Mardi 28 juillet

Petit incident ce matin, mais avec de lourdes conséquences !

Malgré une alerte il y a quelques temps, j'ai négligé de me faire soigner un ongle du pied. Et ce matin, en mettant les chaussures, ce dernier s'est arraché en partie. Saignement, mais surtout douleur intense, qui m’empêche de mettre les chaussures de marche. Je ne supporte que les Crocks, et encore.

Donc, au moins en ce qui me concerne, je fais une croix sur les randonnées prévues, et en particulier le sommet du Plomb du Cantal prévu ce matin.

Igor boude, très déçu :

D'un autre côté, avec 11° et des nuages cachant le sommet, c'était pas gagné.

 Bref, nous levons le camp vers 10 heures 30, le pied soigneusement pansé, ce qui me permet de conduire sans problème. La douleur ne se manifeste que si il y a contact.

Nous nous dirigeons vers Saint Flour, traversons Murat que nous connaissions déjà, et nous nous enfonçons dans la campagne cantalienne, faite de hauts plateaux presque uniquement dédiés à l'élevage, et donc couverts de prairies, couleur paille à cause de la sécheresse.

 
Ce faisant, nous découvrons le site de Saihant, son château perché et sa cascade, que je visite clopin-clopan. 



 Comme c'est l'heure du repas, nous restons sur le site pour déjeuner et faire une petite sieste.

Puis nous arrivons à Saint Flour, dans les rues duquel nous passons un moment.





Enfin la journée se termine au bord de la retenue du barrage de Granval, non sans avoir admiré auparavant le célèbre viaduc de Garabit.



En cherchant autour du lac, nous trouvons un bivouac acceptable sur le parking de la plage de Mallet.



Si mon pied l'autorise, il est possible que nous cédions à la tentation d'un tour en canoë, demain, sur le lac.

Mercredi 29 juillet :

Pas de canoë aujourd'hui, non pas à cause du pied, mais à celle de la météo qui, depuis le milieu de la nuit, a tournée à la pluie.
Une petite pluie fine, pénétrante, digne d'un octobre breton, la température aussi d'ailleurs.
Le pied, lui, va plutôt mieux, la douleur s'estompe et me permet d'enfiler des chaussures fermées.
La pluie tambourinant sur le lanterneau ne nous ayant pas incité à un lever aux aurores, il est presque 9 heures quand nous attaquons le petit déjeuner.
Comme c'est jour de douche chaude, il est presque onze heures quand nous quittons notre bord de lac opacifié par la pluie.


Un belvédère, un peu plus haut sur la route, dévoile notre lieu de bivouac.


La destination phare du jour : Chaudes Aigues, où Mamydomi va se faire plaisir aux thermes ludiques. Nous y allons en passant par le château d' Alleuze, aux airs écossais, et sa chapelle.




Pendant les ablutions de ma douce, et profitant d'éclaircies de plus en plus fréquentes, je me ballade un peu dans la ville thermale, et m'arrête un moment devant la star du lieu, la source chaude.




Fin d'après-midi, il est temps de commencer notre traversée du plateau de la Margeride. Nous bivouaquons donc à Ruynes en Margeride, tandis que le ciel se dégage peu à peu.


Randonnée demain ?

Jeudi 30 juillet :

Ce n'est pas encore le grand bleu, mais le soleil fait des clins d'oeil.
Nous n'étions pas si mal que ça, sur notre grand parking. Quelques grands blancs, hollandais, grands-bretons, sympathiques.
Après réunion du comité de décision, l'escalade du Mont Mouchet est inscrite au programme. Le site est consacré à l'histoire des maquis, durant la dernière guerre mondiale. Un mémorial, un musée, où nous trouverons les renseignements nécessaires sur l'itinéraire de la ballade.

Nous voilà partis pour deux heures de ballade, pas trop sportive, histoire de ménager le petit orteil qui se fait de plus en plus oublier.

Sur le chemin, des myrtilles, pas encore mûres,



 et des millions de framboises … Nous en mettons une ventrée, nous n'avions pas pris de boîte, tant pis pour la tarte…


Le sommet comprend une table d'orientation, et la vue est imprenable sur 360° : c'est la récompense.




Le balisage n'est pas au top, et nous nous mélangeons un peu les pataugas pour redescendre, mais nous arrivons tout de même à bon port.

L'arrêt suivant est pour Saugues avec sa Tour des Anglais moyennageuse.


et ses portes donnant sur des lieux inhospitaliers




Nous sommes en manque de fromage/ Aussi nous arrêtons nous à la ferme pour déguster et faire le plein. A noter qu'ici, vous pouvez stationner pour la nuit.




Nous sommes passés en Haute Loire, et les routes, hors départementales, sont comme au siècle dernier !
C'est aussi ce qui fait le charme, et le calme, de ces paysages de moyenne montagne.

Nous passons ensuite par Monistrol d'Allier, puis Saint Privat. Les gorges de l'Allier sont peu spectaculaires car peu visibles, au moins ici, et nous passons notre chemin.

Après Cayres, puis Costaros, nous passons un agréable moment à Arlempdes. Très joli village, au château impressionnant, la Loire coulant à ses pieds, un lieu qui mérite le détour.







Nous tentons ensuite le Lac d'Issarlès, nous sommes déjà en Ardèche, mais ne trouvons aucun charme à cet endroit entièrement dédié au tourisme.

Nous fuyons donc vers le mont Mézenc, prochain sommet que nous comptons inscrire à notre palmarès.

A quelques kilomètres de là, le petit parking du col de la Clède (1385 m) fera un superbe bivouac, plus tranquille que ça, tu meurs !


qui a cette particularité là



Vendredi 31 juillet

Bien sur, à ces altitudes, il fait un peu frais le matin. Mais cela incite à rester sous la couette un peu plus longtemps et à profiter du calme de la montagne.

Lever 9 heures, le soleil donne déjà et réchauffe rapidement l'intérieur et l'extérieur.
La monté routière vers le mont Mézenc est splendide



Les plate-bandes d'Aconit mettent une touche bleue bienvenue dans cet univers très minéral.
Nous arrivons sur le parking du col de la Croix de Boutières vers 10 heures et demie.


 Peu de voitures, deux camping-cars qui visiblement ont passé la nuit ici.

La montée au mont Mézenc est facile, une belle promenade accessible aux non marcheurs, aux enfants et aux personnes âgées, avec tout de même un minimum de capacités physiques.

Commencé dans la forêt de résineux


qui peu à peu s'éclaircit



il se termine sur un tapis de bruyère et de cailloux


Et le sommet est vraiment superbe, offrant une vue à 360 ° époustouflante. Même si le ciel, tout bleu ce matin, s'est rapidement voilé, la vue est assez dégagée pour distinguer, vers l'est, le Mont Blanc, la Barre des Ecrins, le Mont Ventoux, entre autres.





De l'autre côté, tous les sommets du Massif Central sont aussi à portée de vue. Un régal, dont nous profitons un long moment.

Et Igor n'est pas le dernier a apprécier le panorama !



Une dernière montée vers la croix du Mézenc, sur laquelle, croyance locale, il faut poser la main avant de redescendre



En une demi-heure, nous sommes de retour au parking. Un petit snack y propose des galettes à la farine de châtaigne, garnie à la caillette ardéchoise.



Après avoir complété cet en-cas sympathique dans le Mercos, nous profitons du spectacle offert par les parapentistes s'élançant du col.

Préparation


Décollage



Envol


Il est temps de repartir.

Dans ces contrées, il ne faut pas raisonner en kilomètres. Pour en faire 25, compter une heure. Et c'est tant mieux, car cela laisse le temps de regarder le paysage. Et il y a tant à voir.

Mais cela laisse aussi aux autres le temps de vous regarder passer ...


Nous passons Fay sur Lignon, et faisons une halte à Saint Agrève. La petite ville est très vivante, et la ville haute, sur son mont Chiniac, avec sa table d'orientation qui offre une dernière vue sur le Mézenc et le Gerbier de Joncs,


et ses jolis jardins potagers, est bien agréable.




La dernière étape de cette première partie de notre voyage nous amène chez notre fiston et sa famille, près d'Annonay, où nous allons passer quelques jours.

Nous en repartirons mardi prochain.

A bientôt et bonnes vacances !

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