jeudi 18 juin 2026

Le massif du Sancy, juin 2026.

 

Mardi 9 juin

Encore une petite sortie, pas trop loin de la maison, dans le Massif Central.

Nous avons déjà gravit le Puy Mary, direction cette fois le Puy de Sancy et son massif où les randonnées pullulent.

Tranquillement, par Figeac, Maurs, nous atteignons Bort les Orgues où je fait le plein d'eau et de gasoil.

Puis premier bivouac à la station de Chastreix-Sancy où nous passons la nuit à trois sur le parking.

 




Mercredi 10 juin

Un petit coup de chauffage ce matin, pas plus de 7 degrés dehors …

Nous prenons notre temps et vers 10 heures moins le quart, après être redescendu de 2 kilomètres, nous partons pour quelques kilomètres dans la vallée glacière de la Source Salée.

 




 Puis nous repartons pour une deuxième randonnée toute proche qui nous fait découvrir le petit patrimoine de la commune.

Joli parcours, varié, entre sous-bois et tourbière, même si les chemins sont assez cahotiques.

 

Un abri de berger, en cas de pluie.

Le rocher du Pas du Diable.

Et le fameux pas ! Le diable chausse du 37 ...

Quelques panneaux explicatifs intéressants pour comprendre la vie d'avant.

Des abreuvoirs pour les bêtes, certains directement taillés dans le rocher.

 En juin, la montagne est couverte de fleurs et de plantes en pleine croissance.

 La reine, la gentiane bien sur.

La curieuse Linaigrette et ses fleurs de coton.

La digitale, utile pour se débarrasser des gêneurs.

Une Berce de Sibérie

 

Et les petites baies en devenir de l'alisier blanc


 18 heures, il est temps de rejoindre notre bivouac, sur le parking du Lac Chauvet, toujours sous la surveillance du Sancy.

 


Jeudi 11 juin

Nuit calme, magnifiquement éclairée par un beau croissant de lune.

Journée sous le signe de l'eau avec, d'abord le tour du lac Chauvet qui en fait n'est pas vraiment un tour mais une escapade dans la campagne environnante avec vue sur le lac.

 


Partout, les troupeaux de simenthals, parfois de montbéliardes qui donnent le lait destiné à la fabrication essentiellement du Saint Nectaire.



Nous changeons ensuite de parking pour, à quelques kilomètres, stationner sur celui de la Cascade de Barthe.

 Déjeuner, repos, puis nous faisons le kilomètre et demi pour découvrir cette petite cascade, petite certes, mais bruyante et spectaculaire, bien alimentée par le ruisseau de Neuffonds.

Une halte gourmande au Lac Pavin, déjà bien fréquenté. Un café et une glace, on se fait un petit plaisir.

Nous traversons la station de Super-Besse, super laide,

 

 puis gagnons le col de la Geneste et son petit parking biscornu. Les cales sont obligatoires pour espérer dormir à peu près à plat.

 


 C'est d'ici que nous grimperons les 5 kilomètres et les 500 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet du Puy de Sancy.

Un tour de reconnaissance, une rencontre avec un joli troupeau de salers,



  puis vite à l'abri dans le Mercos car, bien que le soleil donne, une petite bise glacée transperce le sweet.

Vendredi 12 juin

Comme nous avons prévu le pique-nique, inutile de se précipiter ce matin. Nous démarrons donc vers 9 heures 45 la montée vers le Sancy.

 



 
On rencontre même une skieuse ! 


Celle-ci est donnée pour 2 heures, nous mettons une demi-heure de plus, arrêt compris : pas mal !

 


Si au départ, nous étions seuls, une fois emprunté le GR 30 qui arrive de Besse, il y a de plus en plus de monde, et au sommet, il y a foule.

 



 La dernière montée pour atteindre le belvédère et la magnifique table d'orientation, est vraiment … costaude, 100 mètre de dénivelé sur 300 m de distance , soit un peu plus de 30% !

Nous pique-niquons sur les rochers, sur place, en profitant de l'extraordinaire panorama à 360 °.

 



Il nous faut bien une heure pour nous décider au retour. Comme nous voulons épargner à nos genoux la descente directe, nous prenons les escaliers qui mènent au téléphérique, puis ceux, à droite qui nous ramènent au col de la Cabane.

 





De là, il ne reste plus qu'à descendre pour retrouver le Mercos. Pas facile non plus, mais en faisant doucement …

15 heures 30 : un petit goûter, un bon peu de repos, puis nous descendons à Murol pour un tour en ville bien agréable.

 





 Nous avons bien mérité un peu de confort, aussi nous installons nous au camping Les Fougères, où il n'y a pas affluence.

Longue douche, et surtout nous profitons de la superbe piscine chauffée pour un long bain réparateur.

Un petit dîner en extérieur avec quelques pinsons pour compagnie

 



 et un bon dodo.

Samedi 13 juin

Réveillés de bonne heure, 6 heures 20, par un drôle de bruit.

Mais qu'est-ce donc ? Trois superbes montgolfières décollent du terrain de sport adjacent.

Elles rasent la cime des arbres du camping avant de disparaître dans les soufflements de leur brûleurs.

Mais nous nous rendormons illico pour nous réveiller à 8 heures trente.

Un coup d'oeil à l'impressionnant château de Murol

 


 

Direction en suite un des parking du lac Chambon, lui aussi extrêmement fréquenté, normal, c'est le WE, déjeuner et sieste, puis nous parcourons une partie des bords du lac aménagée avec passerelle et ponts de bois, surplombant le marais.

 



 
 Le retour se fait par un chemin au dessus, à travers une belle forêt de hêtres.




Il est un peu tôt pour gagner le col de la Croix Morand, notre bivouac de ce soir, nous trouvons un joli coin de forêt qui nous apporte ombre et fraîcheur un partie de l'après-midi.

Puis nous voici au col, beaucoup de monde, voitures et camping-cars, mais nous trouvons un petit plat herbeux sympa, à côté d'un jeune couple avec qui nous sympathisons.

Demain, de nouveau une bonne montée vers les puys, celui de la Tache, de Monne, du Barbier, aussi loin que nos jambes nous le permettrons.

Il faudra se lever de bonne heure pour éviter la foule.


Dimanche 14 juin

Bien sur, sur ce type de parking, il ne faut pas s'attendre au calme et au silence. Dès 4 heures, les randonneurs haut de gamme, ceux qui vont partir bivouaquer après 1200 mètres de dénivelé, arrivent et ils ne sont pas les plus discrets.

Mais bon an mal an, et en s'endormant à nouveau jusqu'à 6 heures et demie, nous avons récupéré.

Dès 7 heures et demie, nous sommes à pied d'oeuvre. De grimpette en descente, puis encore grimpette et encore descente, nous arrivons en deux bonnes heures au sommet de notre troisième puy de la matinée.

 






 Il en reste un quatrième à portée de vue, mais nous déclarons forfait.

Nous nous régalons des points de vue, des panoramas, du spectacle qui est partout autour de nous. L'effort est conséquent mais la récompense est à la hauteur …

 

D'un côté, le lac de Guery

De l'autre celui de Chambon



 

Retour par le même chemin, où nous croisons de plus en plus de marcheurs partis plus tard.

A l'arrivée, c'est une file ininterrompue, et le parking s'est rempli de voitures et de motos.

Des dizaines de motos, toutes plus rutilantes les unes que les autres. Il est vrai que ce col est un endroit très prisé des motards.

 

Nous avons décidé de goûter la truffade du buron du col, très réputé, et extrêmement fréquenté en ce dimanche. Heureusement nous y sommes dès 11 heures 45 et n'attendons pas, contrairement aux convives arrivant après midi.

La réputation n 'est pas usurpée, ce menu truffade avec salade, jambon, conclu par une tartelette aux myrtilles de la mort, tout est copieux et délicieux.

Après un petit siestou digestif, nous faisons un crochet jusqu'à Pontgibaud récupérer une pièce pour le Mercos trouvée sur LBC.

Nous redescendons ensuite jusqu'à La Bourboule, déserte en ce dimanche. Notre bivouac de ce soir est un peu en altitude, sur le plateau de Charlannes, où nous trouvons ombre et fraîcheur. 

 


Lundi 15 juin

Nous nous sommes partagé ce grand parking à 5 véhicules dans le plus grand calme et un silence appréciable.

 

Réveil et lever tardif du coup.

De 10 heures à midi et demie, nous nous promenons dans la forêt de Charlannes, forêt privée et exploitée un peu à l'arrache avec certains chemins défoncés par de monstrueuses machines

 

 mais heureusement d'autres très agréables.

 De la terrasse de l'ancien téléphérique, la vue plongeante sur la ville de La Bourboule est impressionnante.

 

L'ancien hôtel fait triste mine

 

Après déjeuner et sieste, vers 14 heures, nous commençons la route vers la maison.

Nous pensions trouver du Saint Nectaire dans une ferme productrice, mais c'est la pleine saison des foins et l'achat n'est possible que vers 17/18 heures. Tant pis !

Après deux bonnes heures de route, nous trouvons, une fois de plus grâce à P4N, un joli bord de Dordogne, à l'ombre et avec le bain possible, un luxe avec la température ambiante.

 

La route est toute proche,elle semble peu fréquentée, nous espérons que l'endroit sera calme cette nuit.

Mardi 16 juin

Ce ne sont ni les voitures, ni les pêcheurs qui auront fait du bruit, mais un Petit Duc qui a chanté avec constance en ce début de nuit.

Heureusement, le docteur Quiès était là !

Au vu des températures annoncées, nous sommes debout dès 7 heures et roulons à la fraîche pour regagner la maison vers 10 heures, le yeux encore pleins des merveilles que nous avons rencontrées au cours de ce petit périple auvergnat.

Le Massif Central est vraiment plein d'endroits à visiter, nous y reviendrons encore et encore.