mardi 3 avril 2012

De nouveaux locataires...

Avant que l'herbe de l'enclos n'ai trop poussé, il fallait soit tondre, et au prix du super 95, cela devient un luxe, soit opter pour des tondeuses plus...naturelles.

Donc, depuis hier soir, de nouvelles locataires occupent la petite bergerie :


 
Il s'agit de brebis de Ouessant et de leurs agnelles.
L'une est beige, l'autre bien noire, et ce sont elles qui, à partir du mois de juin, resterons pour entretenir l'enclos.
Les deux mères, elles, retournerons chez elles.


J'espère ainsi que ces agnelles seront habituées à notre présence, et que nos petits enfants pourront les câliner tout leur saoul.

samedi 24 mars 2012

Travaux au jardin

Pour les heureux possesseurs d'un bout de terrain, et amateurs de jardinage, la mi-mars est un moment d’effervescence.
L'ambiance sonore d'abord, avec les chants d'oiseaux, en pleine période de reproduction, pies et geais criards, merles siffleurs, mésanges babillardes, parfois dérangés par la course effrénée de l'écureuil derrière sa femelle.
Le regard ensuite, qui se régale, après les perces-neiges, des premiers narcisses et des violettes, qu'il suffit d’effleurer pour qu'elles nous inondent de leur parfum puissant.
Le sureau est un des premiers à ouvrir ses feuilles, vite suivi par le lilas. Les fleurs des cerisiers, des pêchers et pommiers pointent déjà.

Il est temps de sortir les outils et de commencer les travaux.
Le compost a été étalé sur le sol nu du potager, et la motobineuse le mélange à la terre bien travaillée.
Quelques arceaux en fil de fer, un morceau de plastique transparent, et voilà un tunnel qui protégera les premières salades des gelées qui sont encore à craindre jusqu'à ce que Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Gervais, les fameux saints de glace, soient passés, début mai.


Quelques radis sont nés entre les salades, histoire d'occuper l'espace.
Pendant ce temps, le mesclun renaît dans la mini-serre.


Cette année sera une année de plantation. Depuis trente et quelques années que nous habitons ici, je dis, tous les ans ou presque, que je vais planter de la vigne.
Et tous les ans, je trouve une bonne excuse pour ne pas le faire : c'est trop tôt, c'est trop tard, il fait trop sec, trop humide, la lune n'est pas encore bonne, elle ne l'est plus...
Mais cette année, mon copain Robert m'a donné deux jolis pêchers, un de vigne, l'autre pour la conserve, qu'il a fait venir à partir de noyaux.
Je suis donc obligé de les mettre en place, et cette motivation va me servir pour enfin planter 6 plans de raisins de table.
En avant !

D'abord les trous, 40 sur 40 sur 40 cm :




J'ai choisi de mettre trois plants à racines nues et trois autres en godet : ces derniers sont beaucoup plus chers, mais devraient donner quelques fruits dès cette année.
Après avoir paré un peu les racines, elles bénéficient d'un petit bain de pralin :


Puis la mise en place en laissant bien le point de greffe hors sol :


Les plants en godets sont mis en place tels quel


Et voici un beau rang de vigne !

Il faudra maintenant palisser le tout sur des fils de fer tendus entre de jolis piquets.

Les deux pêchers, ainsi qu'un pommier "Fuji", sont placés sur un rang parallèle.


Il reste à vivre assez vieux pour goûter aux "fruits" de mon travail.
Ceci dénote un optimisme tout à fait spectaculaire !

J'en profite pour vous donner des nouvelles du poulaillers et de ses pensionnaires, qui ont adopté leur HLM :



Les poulets de chair arrivent à terme, ils seront au congélateur à la fin du mois. Six autres prendront leur place, qui seront bons à la fin juin.
Ensuite, rien jusqu'en septembre, pour pouvoir profiter des congés d'été.
Les trois pondeuses nous donnent deux œufs et demi par jour, en moyenne. C'est largement suffisant.
Enfin, début avril, de nouveaux pensionnaires arrivent ...
Je vous les présenterai bientôt, suspense !

Lancé dans les grands travaux, j'en profite pour améliorer l'esthétisme de la cour. J'installe des demi-rondins en bois traité pour délimiter les plate-bandes et contenir le gravier :



Enfin, pour clore ce superbe reportage printanier, je vous propose une visite rapide de mon petit musée paysan :



Et quand je pense qu'il y en a qui s'embêtent à la campagne !!!

vendredi 16 mars 2012

Au fond du jardin

Joli spectacle hier matin au fond du jardin


On ne saura jamais lequel des deux mâles aura réussit à séduire madame !

mardi 6 mars 2012

Fourragère avant bétaillère !

Bientôt de nouveaux pensionnaires dans l'enclos, je vous en parlerai en temps utiles.
En prévision, je suis allé faire le plein de paille.
Le "Pépère" n'avait jamais été aussi bien isolé, j'ai même pu entendre une chanson de Carla, c'est dire !


Petite salade

Bien sur, il  fallu une demi-heure pour la cueillette, une autre pour le nettoyage, mais la récompense est là : une jolie salade de mâche sauvage.



Accommodée avec un œuf mollet (de mes poules, bien entendu...) et quelques dés de jambon sec, voilà le repas de ce soir, qui sent bon l'arrivée du printemps.

lundi 27 février 2012

Première sortie après le froid.

Vacances de Février : comme tous les ans, ma douce a une petite semaine de congés et après le froid glacial des derniers jours qui nous a cantonné à l'intérieur, nous rêvons d'une sortie avec le Pépère.

A cette période de l'année, c'est la météo qui nous guide dans le choix d'une destination.

Et celle-ci nous ramène souvent vers le littoral méditerranéen, seul à même de nous proposer des températures acceptables en cette saison.
En route donc, en ce mercredi matin, vers les rivages de la Grande Bleue. En 4 heures, nous atteignons Narbonne.

C'est une ville que nous avons souvent traversé, sans vraiment nous arrêter. Nous le faisons cette fois, et passons l'après-midi à visiter le centre historique.
La belle façade de l'Hôtel de Ville, ancienne résidence des évêques de Narbonne


La cathédrale Saint Just, finement ciselée

Nous flânons ensuite le long du canal de la Robine, qui permet de rejoindre Port la Nouvelle à partir du Canal du Midi.



Mauvaise surprise quand nous regagnons le Pépère, l'endroit était payant ! Pas de marque au sol, pas de panneau, sauf à 250 mètres de là. Bref : 17€ de moins dans le porte-monnaie... Notre séjour commence mal, et ce n'est que le début ...

Nous poussons ensuite jusqu'à Gruissan, où nous comptons passer la nuit. Me fiant au post "Points d'Intérêt" de T3Zone, et suivant les conseils de Ben's, j'opte pour la plage du Lido la Vieille Nouvelle. Bel endroit, une piste un peu cahoteuse, une plage immense et presque déserte en face du village de Gruissan.



Quelques traces de pneus et la présence d'une voiture de pêcheur près de l'eau, me pousse à m'avancer un peu plus vers la mer. Et ce qui devait arriver arriva : une zone de sable plus mou et voilà le Pépère planté.

Il nous faudra une bonne heure et quart pour, centimètre après centimètre, sortir la bête de ses ornières.



Ceux qui sont passé par là savent dans quel état de nerfs une telle mésaventure vous met.
Du coup, nous décidons d'aller dormir ailleurs, d'autant plus que, comme souvent dans le Narbonnais, la tramontane fait des siennes, et sur cette étendue désertique, elle secoue le popo comme un cocotier!

A l'aller, j'avais réussi à passer une grosse saignée, en travers de la piste, assez humide, sans problème. pourquoi, au retour, ça ne s'est pas passé pareil ?

Nous voila a nouveau planté, cette fois la roue arrière gauche dans la boue. Après quelques tentatives avortées, et alors que la nuit tombe, nous décidons de rester là. Nous verrons demain matin.

Imaginez la nuit, alors que le Pépère est tout de guingois, que la tramontane hurle à nos oreilles et que nos nerfs forment une boule dure et compacte !

C'est donc pas vraiment reposés que nous nous levons, ce jeudi. Nous prenons tout de même le temps d'un bon petit déjeuner, puis je fais le point de la situation, espérant en même temps voir arriver un superbe 4X4 qui pourrait nous tirer de là...

Bonne nouvelle, seule une roue est dans un trou boueux, je sors donc le cric, lève au maximum et garnit de pierres trouvées sur place le dessous du pneu.




Je fais de même à l'avant, au cas où, et après une petite demi-heure d'effort, et à la première tentative, le Pépère se tire du mauvais pas où je l'avais précipité. Ouf !



Du même coup, notre humeur passe de "maussade" à "beau fixe", d'autant plus que, même si la tramontane est toujours omniprésente, le ciel est d'un bleu estival et la température, plus qu'honorable.
Dernier clin d’œil, alors que nous quittons cette piste maudite, nous croisons un superbe 4X4 Jeep ... Trop tard !

C'est donc le cœur léger, et bien protégés du vent, que nous faisons le tour de l'étang de Gruissan, profitant de la présence en nombre des flamands roses, et de belles perspectives, pour ces quelques clichés :









De retour au village, nous finissons la matinée par la visite de l'église et du château, au sommet duquel Gruissan s'offre aux regards :





Une petite visite aux Salines, avec l'achat de quelques huîtres pour le repas de midi, pris sur le parking


puis nous activons la digestion avec une longue promenade sur la plage des Chalets, célébrée par J.J.Beneix dans 37°2 le matin, et magnifiquement déserte en cette saison :



L'après-midi tire à sa fin, il est temps de rejoindre notre deuxième bivouac, le parking (interdit aux camping-car) du port ostréicole de Leucate.


Je tente de protéger le Pépère du vent en stationnant le long de la halle, mais ce ne sera pas très efficace !



Nous ne résistons pas à une dégustation de coquillages dans une des cabanes du port, qui constituera notre repas du soir.

Après une nuit extrêmement ventée, nous nous dirigeons vers Leucate Village, où nous stationnons sur le parking de la Cave Coopérative.

Plusieurs jolies promenades sont proposées par l'O.T. du lieu.

Elles sont balisées par des roues de charrettes :


Nous choisissons de suivre le chemin des Bergers, en y rajoutant la boucle qui nous mènera jusqu'aux falaises de Leucate.

Place aux photos :

Le début du plateau à la sortie du village


 Les amandiers en fleur embaument la garrigue


 Nous cheminons à travers les vignes, sous la protection du Canigou enneigé


Une rencontre sympathique


Des ruines qui feraient mon bonheur


 Le chemin nous entraîne vers le bout du monde




 Le retour est très minéral


 Après une petite dizaine de kilomètres, nous rejoignons Leucate


 que nous traversons pour rejoindre notre monture






Nous finissons la journée à La Franqui, ou nous profitons des plages immenses





Pendant que d'autres utilisent le vent pour s'éclater en char à voile



Nous poussons jusqu'à la plage des Coussoules ou nous trouvons un bivouac agréable à l'abri des roseaux


et sous l’œil curieux d'un habitant du lieu


La nuit tombe rapidement sur le campement, nous y dormirons paisiblement, après le visionnage d'un film sur l'ordinateur


Ce samedi est consacré à la famille, c'est toujours une joie de retrouver enfants et petits enfants.
Nous repartons en fin d'après-midi et allons dormir à Bages, juste avant Narbonne, sur un petit parking que nous avons déjà fréquenté, à la sortie du village, vers Peyriac de mer, bien protégé du vent.

La hauteur est limitée par une barre à 2,10m, aucun problème pour y entrer avec les 2,07m du Joker, par contre, il faut en ressortir en marche arrière, sinon ça frotte !


Nous rentrons dimanche, via Revel, Puylaurens et Lavaur.
Encore un grand WE réussi grâce au popo, même si j'ai appris que seul un syncro peut permettre de s'aventurer sur des sols incertains !
Comme quoi il n'y a pas d'age pour parfaire sa formation...