Lundi 6
juillet
Est-ce
une bonne idée de s'enfoncer dans la fournaise pour tenter d'y
échapper ?
Tant
pis, on tente le coup. Direction les Pyrénées, basques cette
fois-ci, en montant aussi haut que possible pour attraper la
fraîcheur.
Le
départ de cette escapade est un peu compliqué. Je me fait opérer
le 17, adénome prostatique, ça doit parler à un certain nombre de
« séniors » qui me lisent.
Je dois
demain faire une analyse d'urine et la faire parvenir au service de
chirurgie concerné.
Pour ne
pas perdre un temps précieux, je vais tenter de faire ça en route,
au pieds des montagnes.
Ce qui
explique que, ce soir, nous nous arrêtons à Mauléon où il y a un
labo d'analyses ouvert très tôt demain.
La
journée a été torride, 38 degrés dans le Mercos. Nous optons pour
le camping Le Saison, bien ombragé et surtout riverain de la rivière
du même nom.
En
théorie la baignade y est interdite, mais inutile de vous dire …
Nous
faisons des aller-retours entre le fourgon et la rivière en espérant
un peu de fraîcheur à la nuit tombée. Pour le moment, l'impression
est celle d'un sauna, la nuit promet d'être difficile.
Mardi 7
juillet
Sur le
parking du labo dès 7 heures trente, et déjà une petite file
d'attente. 8 heures et demie, prélèvement fait, résultat par mail,
on peut continuer, en l’occurrence monter plus haut.
Direction
donc Arette, puis la longue et redoutable montée vers La Pierre
Saint Martin.Le Mercos est à la limite de la surchauffe, mais ça
passe.
C'est la
première fois que nous venons ici. On s'attendait à une station
très laide, on est pas déçu !
Bien
sur, le stationnement y est aisé, peu de monde, quelques grands
blancs, mais, malgré 25 degrés dehors, le soleil commence à donner
sévère. Il faut trouver un peu d'ombre .
Nous
redescendons de quelques centaines de mètres jusqu'au parking de la
station de ski de fond et en face du parking, miracle, un petit coin
mal foutu mais qui restera ombragé toute la journée par deux
superbes hêtres.
Nous y
installons un petit campement avec table, chaises, fauteuils, en
dépliant un peu l'auvent, tout ce qui faut éviter de faire en fait
quand on est un fourgonnaute consciencieux !
Mais à
priori, ça ne gênera pas grand monde ici, au bord de la route, même pas les belles vaches en estive ici.
Celle-ci
est un peu fréquentée jusqu'à 16 heures puis ça se calme laissant
augurer une nuit tranquille.
Entre
déjeuner, sieste, lecture, préparation de la suite du voyage, le
temps passe assez vite.
Nous
sommes à 1500 mètres, il fait 28 degrés dehors comme dans le
fourgon, c'est ce que nous espérions.
En
milieu d'après-midi je chausse les godillots pour une petite ballade
sur les pistes de raquettes et skis de fond, dans la jolie forêt de
hêtres et de pins à crochets qui nous environne.
3
kilomètres, tranquille, à observer la flore, à croiser un beau
lièvre très surpris de cette rencontre et à découvrir cet
environnement karstique typique du lieu.
Mamy
Domi a préféré surveiller le Mercos ...
Fin
d'après-midi peinards, quelques promeneurs se garent en face, un
grand blanc aussi, des motos qui se baladent entre France et Espagne,
un peu bruyantes, mais quand l'appli météo nous annonce 40 dans le
Tarn et Garonne, nous sommes contents d'être ici.
Fin de
journée, l'ombre a envahi le parking, nous allons nous poser à côté
du camping-car dont je fais connaissance du propriétaire.
Mercredi
8 juillet.
Nuit
reposante, toutes les portes et fenêtres grandes ouvertes pour
profiter de la fraîcheur.
Pas
grand chose de plus à faire ici, nous repartons donc très tôt, à
la fraîche, pour Aramits où je fais le plein de gasoil, puis
quelques courses au supermarché qui nous accepte avant l'ouverture,
sympas, merci.
Puis,
direction Iraty, ses chalets et sa forêt où nous espérons l'ombre.
La
montée est très raide, l'aiguille du Mercos frôle la
correctionnelle, mais ça passe.
Ici, le
stationnement nous est en théorie interdit sauf sur les parkings, en
plein cagnard.
Mais il
existe une certaine tolérance.
En
cherchant bien, nous trouvons au milieu des chalets peu occupés, au
col de Bagargiak, un petit plat relativement ombragé qui fera
l'affaire.
Je fini
la matinée par une petite randonnée au dessus de la zone, dans la
forêt puis jusqu'à la crête d'Orgambidexka, d'où le panorama est
magnifique.
Un bon
déjeuner puis, comme de coutume, une bonne sieste, puis nous faisons
le petit et kilomètres qui nous sépare de l'accueil des chalets et
de la petite épicerie.
Sur le parking, beaucoup de monde ...
Le ciel
s'est couvert, le tonnerre gronde et nous avons droit à quelques
gouttes.
Malheureusement,
cela ne rafraîchit pas l'atmosphère, au contraire, l'air devient
plus humide, plus lourd.
Nous
rentrons sous la protection du couvert de la forêt et finissons
tranquillement la journée dans notre petit coin à l'ombre.
Jeudi 9
juillet
Randonnée
prévue ce matin, il faut partit de bonne heure. Dès 8 heures, nous
commençons la montée vers le pic des Escaliers et celui de
l'Arthanolatze.
Le
chemin est fait de descentes et de montées successives, un peu
casses pattes, il faut prendre son temps et s'économiser.
La
récompense, ce sont des panoramas superbes sur la Soule et la basse
Navarre.
Le pic
d'Orhy nous surveille durant toute la randonnée.
Pendant tout le séjour, nous croiserons le bétail en estive, vaches, chevaux, moutons, et même anes et cochons, je vous les présenterai plus tard.
Nous
arrivons au fourgon fourbus, après 4 heures de crapahut.
Une
bonne demi-heure pour reprendre notre souffle, puis déjeuner et
longue sieste.
Je
l'avais bien remarqué ce papy en Citroën C5, qui nous jetait à
chaque passageun œil
noir et irrité, ne répondant pas à mes saluts.
Et c'est
lui, je suppose, qui a du avertir un agent communal qui, sous
prétexte de ramasser trois branches, nous a notifié l'interdiction
de rester.
Pas de
souci, nous avions l'intention de déménager finir la journée sur
l'aire de camping un peu en dessous du col.
Il faut
passer à l'accueil des chalets récupérer un jeton qui permet
d'ouvrir la barrière, le paiement se faisant au même endroit lors
du départ.
L'endroit
est agréable, assez ombragé, avec des sanitaires propres et
complets et une aire de vidange pour nos véhicules.
Le tout
pour 15 € la nuit, vraiment très raisonnable.
Vendredi
1O juillet
Superbe
spectacle son et lumière cette nuit, vers minuit.
Un orage
colossal, deux fois, la foudre est tombée tout près, avec un
craquement fortissimo, et une pluie conséquente tapant sur le toit
comme sur un tambour.
Conséquence
néfaste, plus d'eau et d'électricité ce matin. Pas de douche, pas
de toilettes, pas de vaisselle au bloc sanitaire.
C'est là
qu'on est content d'avoir un frigo trimix !
Du coup,
nous nous réveillons à 8 heures et demie, nous flânons jusqu'à 10
heures avant de faire un petit tour jusqu'aux deux petits lacs en
contrebas, puis sur le chemin de la tourbière qui borde l'aire de
camping.
Pas de
soleil ce matin, quelques rayons après midi, température autour de
27 °
Nous
restons ici en espérant le retour de l'eau pour faire le plein, mais
toujours rien.
Le ciel
se charge de plus en plus, vers 15 heures 30, nous levons le camp,
arrêt pour le plein d'eau à l'aire gratuite d'Aramits, puis
direction le col du Marie Blanque pour un bivouac un peu en altitude,
avant de monter plus haut demain.
Il pleut
tout au long de la route, l'orage est présent au col, mais il reste
très sage.
Nous
sommes seuls sur le parking, de nouveau une nuit calme en
perspective, si le ciel le veut bien.
Samedi
11 juillet
Le ciel
a bien voulu, les vaches aussi, pas de voisins et route sans passage,
bref, une nuitidéale
pour bien dormir.
En route
pour Laruns, supermarché et pharmacie, petit tour au marché très
axé tourisme.
Nous
partons ensuite pour Gourette où nous passons la journée.
Matinée à la
station, déjeuner au Mercos, puis nous montons au plateau de Bezou
sans forcer grâce à la télécabine.
Nous
passons deux heures à arpenter les pistes, sans grand intérêt mais
agréable avec un petit vent frais.
Retour
par la même chemin, pas envie de trop forcer aujourd'hui, une glace
et une bière en terrasse, à l'ombre, puis retour au Mercos qui a
passé l'après-midi en plein soleil.
Étonnamment,
ce n'est pas l'étuve dans le fourgon, à peine 32°.
Il est
17 heures, en fouillant un peu, nous trouvons une place à l'ombre
sur le premier parking en montant de Laruns.
Pas
glamour, mais commode au point que nous y restons dormir après avoir
mis les cales, à la tombée du jour.
Ce soir,
les boules Quiès seront sans doute utiles …
Dimanche
12 juillet
Eh bien
non, pas de bruit cette nuit, sommeil reposant.
Subodorant
une fréquentation au top en ce dimanche de grand WE, nous prenons la
route du col d'Aubisque dès 6 heures, profitant de la fraîcheur, le
Mercos aussi.
Depuis notre dernier passage, les parkings ont été complètement réorganisés,
En effet
beaucoup de camping-cars et autres fourgons sur le parking inférieur,
où 10 places sont destinées à ces véhicules, sauf qu'elles font à
peine 6 mètres de long, aussi,
nous garons nous comme les autres, en longueur sur le côté, à la
queue leu leu.
Après
toilette et petit déjeuner, en route pour la rando typique du lieu,
l'ascension vers le Soum de Grum.
Il
s'agit plus d'un parcours-santé sur piste de montagne, puis de deux
bonnes grimpettes d'abord jusqu'au col de la Noulatte, puis jusqu'au
sommet du soum.
Lequel
sommet est envahi de fourmis volantes, impossible d'y rester plus de
quelques secondes, après avoir jeté un coup d'oeil à 360 ° sur le
magnifique panorama.
9
heures, il fait déjà chaud, nettement plus qu'hier, une chaleur
lourde et un soleil voilé très désagréable.
Retour
au Mercos vers 10 heures, il fait 30°, à 1700 mètres ! Même
si c'est 12° de moins qu'à la maison, nous subirons cette chaleur
étouffante jusqu'à 22 heures.
De temps en temps, l'hélico de la Protection Civile évacue quelque promeneur imprudent.
De plus,
un feu s'est déclaré sur les flancs de la montagne, en face, nous
envoyant sa fumée par bouffées.
Il
gagnera en intensité durant toute la journée sans visiblement
inquiété les autorités.
Il
semblerait que la canicule ait atteint son pic aujourd'hui, croisons
les doigts !
Cela n’empêche pas des fanas de vélo de participer par centaines à une sortie très organisée.
Il reste
maintenant à attendre la fraîcheur du soir pour pouvoir espérer
dormir.
Lundi 13
juillet
Heureusement,
même si en journée, la température bat des records, à cette
altitude, les nuits reste fraîches.
Aussi
avons nous bien dormi, et ce matin, il a même fallu mettre une
petite laine pour ma ballade matinale.
Bien
sur, cette coutume que je partageai avec Igor réveille à chaque
fois la douleur de son départ, mais je tiens à continuer, un petit
hommage en quelque sorte à mon fidèle compagnon.
La
vallée est dans les nuages, nous naviguons sur ce coton blanc, et le
ciel au dessus de nos têtes est un peu couvert.
Vers 9
heures, nous quittons l' Aubisque pour le Soulor quelques kilomètres
plus bas vers Argelès-Gazost.
Beaucoup
de possibilités de stationner ici, sur un des nombreux parkings
disponibles et sans interdiction.
Après
nous êtrte bien installé et calé, nous partons pour la randonnée
emblématique vers le lac de Soum.
Longue
montée dans la forêt, puis au milieu des bruyères et des myrtilliers, en une heure, nous voici au lac.
Peu
d'eau dans celui-ci, comme dans toutes les sources qui jalonnent le
parcours, peu d'herbe aussi pour nourrir tous les animaux en estives
ici, vaches, chevaux, moutons à foison.
Il est
probable que, face à cet avenir climatique dégradé, il faille là
aussi adapter l'élevage de ces troupeaux.
Un coin
d'ombre sous les arbres, une petite collation, puis nous entamons la
descente vers le col, il nous aura fallu 2 heures et demie pour
boucler la boucle.
Encore de superbes paysages tachetés de bétail.
Le ciel
reste chargé, quelques rares éclaircies, un petit vent bien
agréable, du coup la température reste très supportable, 25°
environ, 27 dans le fourgon, rien à voir avec hier.
Nous
faisons un petit tour au col, avec achat de fromage au producteur
local.
Puis
déjeuner, sieste, classique quoi.
Dans
l'après-midi, nous remettons les chaussures de randonnée pour aller
cueillir quelques myrtilles. Par manque d'eau, elles sont très
petites, il faut beaucoup de patience pour en trouver une grosse
poignée.
Au retour, rencontre avec ces cochons cités plus haut, et avec un des nombreux ânes
Nous
finissons l'après-midi tranquillement, ce soir il y a animation au
bar avec chants traditionnels, ça va swinguer …
Mardi 14
juillet.
Pas
vraiment gênés par la musique, nous étions au fond du parking, no
soucy.
Nous
avons bien sur, en début de soirée, été faire un tour pour
écouter quelques chants, un beau choeur d'hommes et deux guitares,
de toute évidence des gars du cru, fiers de leur pays.
Un peu
déçus car la centaine de personnes, de tous ages, qui était là,
n'écoutait pas, n'applaudissait pas, étant surtout là pour se
rencontrer.
Une
soirée entre gens d'ici qui, d'ordinaire un peu isolés, se font une
joie de bavarder et de se retrouver.
Après
une dizaine de chants, nous les avons laissé pour une bonne nuit
dans le fourgon.
Notre
départ est prévu demain matin, à l'aube naissante pour éviter le
cagnard.
Pour
l'heure, départ pour notre dernière journée montagnarde, après avoir admiré le paysage ourlé d'une belle mer de nuage.
Il faut
d'abord descendre jusqu'à Arrens-Marsous, puis remonter vers Aste en
suivant la vallée du gave d'Arrens.
Route
étroite, sinueuse, sur une dizaine de kilomètres.
De
nombreux parkings à commencer par celui du lac du Tech, trop bas
pour nous, puis au bout de la route avec pour finir, celui de la
Maison du Parc.
Surprise,
malgré une arrivée vers 9 heures, ces parking sont quasiment tous
pleins !
Il est
vrai que nous sommes le 14 juillet, férié donc, et que Pau, Lourdes
ou Tarbes sont proches.
Nous ne
sommes pas seuls à rechercher la fraîcheur des sommets.
Coup de
pot, une place est libre à 50 mètres du parking du haut, complet
lui.
Installation,
harnachement, et c'est parti pour la randonnée du jour.
Deux
refuges sont accessibles, ils doivent d'ailleurs être bien pleins,
mais il faut monter jusqu'à 2000, trop pour nous.
Prenant
le chemin du refuge Ledormeur, sous l'impressionnant pic de
Balaïtous, nous montons jusqu'au plateau de Labassa, après un joli
parcours.
4 heures
aller-retour, nous déjeunons à l'espagnol vers 14 heures, fourbus
mais contents.
Pas
d'ombre disponible sur le parking, aussi nous sortons les fauteuils
pour nous installer le long du gave bondissant, à l'ombre des grands
arbres qui le borde.
Nous y
passons l'après-midi, au frais.
Je
repère en fin d'après-midi une place où l'ombre commence à
arriver, et je m'empresse d'y poser le Mercos ; il aura le temps
de refroidir un peu avant de redescendre.
Vers 16
heures, beaucoup de voitures repartent, la coupe du monde de foot y
est sans doute pour beaucoup.
Nous
dînons sur place puis, vers 19 heures trente, nous partons rejoindre
un petit coin tranquille, dans la campagne au dessus d'Adé, un
peu après Lourdes.
Ce sera
ça de moins à faire demain.
Il fait
une chaleur écrasante, nous n'étions plus habitué à cette
température : il a fait 45° à Lourdes aujourd'hui !
Nous
attendons plus de deux heures que le fourgon refroidisse un peu,
profitant de la douche froide que permet notre maison sur roues.
Le lieu
est d'un calme absolu, aucun bruit, aucun passage, du bonheur si ce
n'était la chaleur.
Mercredi
15 juillet
5 heures
trente, on est sur le pont, la fraîcheur est relative mais bienvenue
tout de même.
Tarbes,
Rabastens de Bigorre, Auch, nous sommes à la maison vers 9 heures et
demie sans avoir trop souffert du chaud.
Pas trop
de dégâts au potager, on fera même une belle cueillette de
haricots vers.
Par
contre, comme l'an dernier, ce sera bien si, sur les 12 pieds de
tomates, nous en ramasserons 3 kilos. Il va falloir changer de
méthode de culture !
Une
journée pour me préparer et vendredi, hôpital pour un petit
ramonage de la prostate.
La
vieillesse a aussi quelques inconvénients !