Mardi 9
juin
Encore
une petite sortie, pas trop loin de la maison, dans le Massif
Central.
Nous
avons déjà gravit le Puy Mary, direction cette fois le Puy de Sancy
et son massif où les randonnées pullulent.
Tranquillement,
par Figeac, Maurs, nous atteignons Bort les Orgues où je fait le
plein d'eau et de gasoil.
Puis
premier bivouac à la station de Chastreix-Sancy où nous passons la
nuit à trois sur le parking.
Mercredi
10 juin
Un petit
coup de chauffage ce matin, pas plus de 7 degrés dehors …
Nous
prenons notre temps et vers 10 heures moins le quart, après être
redescendu de 2 kilomètres, nous partons pour quelques kilomètres dans la vallée glacière
de la Source Salée.
Puis nous
repartons pour une deuxième randonnée toute proche qui nous fait
découvrir le petit patrimoine de la commune.
Joli
parcours, varié, entre sous-bois et tourbière, même si les chemins
sont assez cahotiques.
Un abri de berger, en cas de pluie.
Le rocher du Pas du Diable.
Et le fameux pas ! Le diable chausse du 37 ...
Quelques panneaux explicatifs intéressants pour comprendre la vie d'avant.
Des abreuvoirs pour les bêtes, certains directement taillés dans le rocher.
En juin, la montagne est couverte de fleurs et de plantes en pleine croissance.
La reine, la gentiane bien sur.
La curieuse Linaigrette et ses fleurs de coton.
La digitale, utile pour se débarrasser des gêneurs.
Une Berce de Sibérie
Et les petites baies en devenir de l'alisier blanc
18
heures, il est temps de rejoindre notre bivouac, sur le parking du
Lac Chauvet, toujours sous la surveillance du Sancy.
Jeudi 11
juin
Nuit
calme, magnifiquement éclairée par un beau croissant de lune.
Journée
sous le signe de l'eau avec, d'abord le tour du lac Chauvet qui en
fait n'est pas vraiment un tour mais une escapade dans la campagne
environnante avec vue sur le lac.
Partout, les troupeaux de simenthals, parfois de montbéliardes qui donnent le lait destiné à la fabrication essentiellement du Saint Nectaire.
Nous
changeons ensuite de parking pour, à quelques kilomètres,
stationner sur celui de la Cascade de Barthe.
Déjeuner,
repos, puis nous faisons le kilomètre et demi pour découvrir cette
petite cascade, petite certes, mais bruyante et spectaculaire, bien
alimentée par le ruisseau de Neuffonds.
Une
halte gourmande au Lac Pavin, déjà bien fréquenté. Un café et
une glace, on se fait un petit plaisir.
Nous
traversons la station de Super-Besse, super laide,
puis gagnons le
col de la Geneste et son petit parking biscornu. Les cales sont
obligatoires pour espérer dormir à peu près à plat.

C'est
d'ici que nous grimperons les 5 kilomètres et les 500 mètres de
dénivelé qui nous séparent du sommet du Puy de Sancy.
Un tour
de reconnaissance, une rencontre avec un joli troupeau de salers,
puis vite à l'abri dans le Mercos car, bien que le soleil
donne, une petite bise glacée transperce le sweet.
Vendredi
12 juin
Comme
nous avons prévu le pique-nique, inutile de se précipiter ce matin.
Nous démarrons donc vers 9 heures 45 la montée vers le Sancy.
On rencontre même une skieuse !
Celle-ci
est donnée pour 2 heures, nous mettons une demi-heure de plus,
arrêt compris : pas mal !
Si au
départ, nous étions seuls, une fois emprunté le GR 30 qui arrive
de Besse, il y a de plus en plus de monde, et au sommet, il y a
foule.
La
dernière montée pour atteindre le belvédère et la magnifique
table d'orientation, est vraiment … costaude, 100 mètre de
dénivelé sur 300 m de distance , soit un peu plus de 30% !
Nous
pique-niquons sur les rochers, sur place, en profitant de
l'extraordinaire panorama à 360 °.
Il nous
faut bien une heure pour nous décider au retour. Comme nous voulons
épargner à nos genoux la descente directe, nous prenons les
escaliers qui mènent au téléphérique, puis ceux, à droite qui
nous ramènent au col de la Cabane.
De là,
il ne reste plus qu'à descendre pour retrouver le Mercos. Pas facile
non plus, mais en faisant doucement …
15
heures 30 : un petit goûter, un bon peu de repos, puis nous
descendons à Murol pour un tour en ville bien agréable.
Nous
avons bien mérité un peu de confort, aussi nous installons nous au
camping Les Fougères, où il n'y a pas affluence.
Longue
douche, et surtout nous profitons de la superbe piscine chauffée
pour un long bain réparateur.
Un petit
dîner en extérieur avec quelques pinsons pour compagnie
et un bon dodo.
Samedi
13 juin
Réveillés de bonne heure, 6 heures 20, par un drôle de bruit.
Mais
qu'est-ce donc ? Trois superbes montgolfières décollent du
terrain de sport adjacent.
Elles
rasent la cime des arbres du camping avant de disparaître dans les
soufflements de leur brûleurs.
Mais
nous nous rendormons illico pour nous réveiller à 8 heures trente.
Un coup d'oeil à l'impressionnant château de Murol

Direction
en suite un des parking du lac Chambon, lui aussi extrêmement
fréquenté, normal, c'est le WE, déjeuner et sieste, puis nous
parcourons une partie des bords du lac aménagée avec passerelle et
ponts de bois, surplombant le marais.

Le
retour se fait par un chemin au dessus, à travers une belle forêt
de hêtres.
Il est
un peu tôt pour gagner le col de la Croix Morand, notre bivouac de
ce soir, nous trouvons un joli coin de forêt qui nous apporte ombre
et fraîcheur un partie de l'après-midi.
Puis
nous voici au col, beaucoup de monde, voitures et camping-cars, mais
nous trouvons un petit plat herbeux sympa, à côté d'un jeune
couple avec qui nous sympathisons.
Demain,
de nouveau une bonne montée vers les puys, celui de la Tache, de
Monne, du Barbier, aussi loin que nos jambes nous le
permettrons.
Il
faudra se lever de bonne heure pour éviter la foule.
Dimanche
14 juin
Bien
sur, sur ce type de parking, il ne faut pas s'attendre au calme et au
silence. Dès 4 heures, les randonneurs haut de gamme, ceux qui vont
partir bivouaquer après 1200 mètres de dénivelé, arrivent et ils
ne sont pas les plus discrets.
Mais bon
an mal an, et en s'endormant à nouveau jusqu'à 6 heures et demie,
nous avons récupéré.
Dès 7
heures et demie, nous sommes à pied d'oeuvre. De grimpette en
descente, puis encore grimpette et encore descente, nous arrivons en
deux bonnes heures au sommet de notre troisième puy de la matinée.
Il en
reste un quatrième à portée de vue, mais nous déclarons forfait.
Nous
nous régalons des points de vue, des panoramas, du spectacle qui est
partout autour de nous. L'effort est conséquent mais la récompense
est à la hauteur …
D'un côté, le lac de Guery
De l'autre celui de Chambon
Retour
par le même chemin, où nous croisons de plus en plus de marcheurs
partis plus tard.
A
l'arrivée, c'est une file ininterrompue, et le parking s'est rempli
de voitures et de motos.
Des
dizaines de motos, toutes plus rutilantes les unes que les autres. Il
est vrai que ce col est un endroit très prisé des motards.
Nous
avons décidé de goûter la truffade du buron du col, très réputé,
et extrêmement fréquenté en ce dimanche. Heureusement nous y
sommes dès 11 heures 45 et n'attendons pas, contrairement aux
convives arrivant après midi.
La
réputation n 'est pas usurpée, ce menu truffade avec salade,
jambon, conclu par une tartelette aux myrtilles de la mort, tout est
copieux et délicieux.
Après
un petit siestou digestif, nous faisons un crochet jusqu'à
Pontgibaud récupérer une pièce pour le Mercos trouvée sur LBC.
Nous
redescendons ensuite jusqu'à La Bourboule, déserte en ce dimanche.
Notre bivouac de ce soir est un peu en altitude, sur le plateau de
Charlannes, où nous trouvons ombre et fraîcheur.
Lundi 15
juin
Nous
nous sommes partagé ce grand parking à 5 véhicules dans le plus
grand calme et un silence appréciable.

Réveil
et lever tardif du coup.
De 10
heures à midi et demie, nous nous promenons dans la forêt de
Charlannes, forêt privée et exploitée un peu à l'arrache avec
certains chemins défoncés par de monstrueuses machines
mais heureusement d'autres très agréables.
De la
terrasse de l'ancien téléphérique, la vue plongeante sur la ville
de La Bourboule est impressionnante.
L'ancien hôtel fait triste mine

Après
déjeuner et sieste, vers 14 heures, nous commençons la route vers
la maison.
Nous
pensions trouver du Saint Nectaire dans une ferme productrice, mais
c'est la pleine saison des foins et l'achat n'est possible que vers
17/18 heures. Tant pis !
Après
deux bonnes heures de route, nous trouvons, une fois de plus grâce à
P4N, un joli bord de Dordogne, à l'ombre et avec le bain possible,
un luxe avec la température ambiante.
La route
est toute proche,elle semble peu fréquentée, nous espérons que
l'endroit sera calme cette nuit.
Mardi 16
juin
Ce ne
sont ni les voitures, ni les pêcheurs qui auront fait du bruit, mais
un Petit Duc qui a chanté avec constance en ce début de nuit.
Heureusement,
le docteur Quiès était là !
Au vu
des températures annoncées, nous sommes debout dès 7 heures et
roulons à la fraîche pour regagner la maison vers 10 heures, le
yeux encore pleins des merveilles que nous avons rencontrées au
cours de ce petit périple auvergnat.
Le
Massif Central est vraiment plein d'endroits à visiter, nous y
reviendrons encore et encore.