vendredi 17 juillet 2026

Pyrénées basques, juillet 2026.

 

Lundi 6 juillet

Est-ce une bonne idée de s'enfoncer dans la fournaise pour tenter d'y échapper ?

Tant pis, on tente le coup. Direction les Pyrénées, basques cette fois-ci, en montant aussi haut que possible pour attraper la fraîcheur.

Le départ de cette escapade est un peu compliqué. Je me fait opérer le 17, adénome prostatique, ça doit parler à un certain nombre de « séniors » qui me lisent.

Je dois demain faire une analyse d'urine et la faire parvenir au service de chirurgie concerné.

Pour ne pas perdre un temps précieux, je vais tenter de faire ça en route, au pieds des montagnes.

Ce qui explique que, ce soir, nous nous arrêtons à Mauléon où il y a un labo d'analyses ouvert très tôt demain.

La journée a été torride, 38 degrés dans le Mercos. Nous optons pour le camping Le Saison, bien ombragé et surtout riverain de la rivière du même nom.

 


En théorie la baignade y est interdite, mais inutile de vous dire …



Nous faisons des aller-retours entre le fourgon et la rivière en espérant un peu de fraîcheur à la nuit tombée. Pour le moment, l'impression est celle d'un sauna, la nuit promet d'être difficile.

Mardi 7 juillet

Sur le parking du labo dès 7 heures trente, et déjà une petite file d'attente. 8 heures et demie, prélèvement fait, résultat par mail, on peut continuer, en l’occurrence monter plus haut.

Direction donc Arette, puis la longue et redoutable montée vers La Pierre Saint Martin.Le Mercos est à la limite de la surchauffe, mais ça passe.

C'est la première fois que nous venons ici. On s'attendait à une station très laide, on est pas déçu !

Bien sur, le stationnement y est aisé, peu de monde, quelques grands blancs, mais, malgré 25 degrés dehors, le soleil commence à donner sévère. Il faut trouver un peu d'ombre .

Nous redescendons de quelques centaines de mètres jusqu'au parking de la station de ski de fond et en face du parking, miracle, un petit coin mal foutu mais qui restera ombragé toute la journée par deux superbes hêtres.

 

Nous y installons un petit campement avec table, chaises, fauteuils, en dépliant un peu l'auvent, tout ce qui faut éviter de faire en fait quand on est un fourgonnaute consciencieux !

Mais à priori, ça ne gênera pas grand monde ici, au bord de la route, même pas les belles vaches en estive ici.

 


Celle-ci est un peu fréquentée jusqu'à 16 heures puis ça se calme laissant augurer une nuit tranquille.

Entre déjeuner, sieste, lecture, préparation de la suite du voyage, le temps passe assez vite.

Nous sommes à 1500 mètres, il fait 28 degrés dehors comme dans le fourgon, c'est ce que nous espérions.

En milieu d'après-midi je chausse les godillots pour une petite ballade sur les pistes de raquettes et skis de fond, dans la jolie forêt de hêtres et de pins à crochets qui nous environne.

3 kilomètres, tranquille, à observer la flore, à croiser un beau lièvre très surpris de cette rencontre et à découvrir cet environnement karstique typique du lieu.

 






Mamy Domi a préféré surveiller le Mercos ...

Fin d'après-midi peinards, quelques promeneurs se garent en face, un grand blanc aussi, des motos qui se baladent entre France et Espagne, un peu bruyantes, mais quand l'appli météo nous annonce 40 dans le Tarn et Garonne, nous sommes contents d'être ici.

Fin de journée, l'ombre a envahi le parking, nous allons nous poser à côté du camping-car dont je fais connaissance du propriétaire.

Mercredi 8 juillet.

Nuit reposante, toutes les portes et fenêtres grandes ouvertes pour profiter de la fraîcheur.

Pas grand chose de plus à faire ici, nous repartons donc très tôt, à la fraîche, pour Aramits où je fais le plein de gasoil, puis quelques courses au supermarché qui nous accepte avant l'ouverture, sympas, merci.

Puis, direction Iraty, ses chalets et sa forêt où nous espérons l'ombre.

La montée est très raide, l'aiguille du Mercos frôle la correctionnelle, mais ça passe.

Ici, le stationnement nous est en théorie interdit sauf sur les parkings, en plein cagnard.

Mais il existe une certaine tolérance.

En cherchant bien, nous trouvons au milieu des chalets peu occupés, au col de Bagargiak, un petit plat relativement ombragé qui fera l'affaire.

 



Je fini la matinée par une petite randonnée au dessus de la zone, dans la forêt puis jusqu'à la crête d'Orgambidexka, d'où le panorama est magnifique.

 




Un bon déjeuner puis, comme de coutume, une bonne sieste, puis nous faisons le petit et kilomètres qui nous sépare de l'accueil des chalets et de la petite épicerie.

Sur le parking, beaucoup de monde ...


 Le ciel s'est couvert, le tonnerre gronde et nous avons droit à quelques gouttes.

Malheureusement, cela ne rafraîchit pas l'atmosphère, au contraire, l'air devient plus humide, plus lourd.

Nous rentrons sous la protection du couvert de la forêt et finissons tranquillement la journée dans notre petit coin à l'ombre.


Jeudi 9 juillet

Randonnée prévue ce matin, il faut partit de bonne heure. Dès 8 heures, nous commençons la montée vers le pic des Escaliers et celui de l'Arthanolatze.

Le chemin est fait de descentes et de montées successives, un peu casses pattes, il faut prendre son temps et s'économiser.

La récompense, ce sont des panoramas superbes sur la Soule et la basse Navarre.

 





Le pic d'Orhy nous surveille durant toute la randonnée.

Pendant tout le séjour, nous croiserons le bétail en estive, vaches, chevaux, moutons, et même anes et cochons, je vous les présenterai plus tard.

 





  Nous arrivons au fourgon fourbus, après 4 heures de crapahut.

Une bonne demi-heure pour reprendre notre souffle, puis déjeuner et longue sieste.

Je l'avais bien remarqué ce papy en Citroën C5, qui nous jetait à chaque passageun œil noir et irrité, ne répondant pas à mes saluts.

Et c'est lui, je suppose, qui a du avertir un agent communal qui, sous prétexte de ramasser trois branches, nous a notifié l'interdiction de rester.

Pas de souci, nous avions l'intention de déménager finir la journée sur l'aire de camping un peu en dessous du col.

Il faut passer à l'accueil des chalets récupérer un jeton qui permet d'ouvrir la barrière, le paiement se faisant au même endroit lors du départ.

L'endroit est agréable, assez ombragé, avec des sanitaires propres et complets et une aire de vidange pour nos véhicules.

Le tout pour 15 € la nuit, vraiment très raisonnable.

Vendredi 1O juillet

Superbe spectacle son et lumière cette nuit, vers minuit.

Un orage colossal, deux fois, la foudre est tombée tout près, avec un craquement fortissimo, et une pluie conséquente tapant sur le toit comme sur un tambour.

Conséquence néfaste, plus d'eau et d'électricité ce matin. Pas de douche, pas de toilettes, pas de vaisselle au bloc sanitaire.

C'est là qu'on est content d'avoir un frigo trimix !

Du coup, nous nous réveillons à 8 heures et demie, nous flânons jusqu'à 10 heures avant de faire un petit tour jusqu'aux deux petits lacs en contrebas, puis sur le chemin de la tourbière qui borde l'aire de camping.

 



Pas de soleil ce matin, quelques rayons après midi, température autour de 27 °

Nous restons ici en espérant le retour de l'eau pour faire le plein, mais toujours rien.

Le ciel se charge de plus en plus, vers 15 heures 30, nous levons le camp, arrêt pour le plein d'eau à l'aire gratuite d'Aramits, puis direction le col du Marie Blanque pour un bivouac un peu en altitude, avant de monter plus haut demain.

Il pleut tout au long de la route, l'orage est présent au col, mais il reste très sage.

Nous sommes seuls sur le parking, de nouveau une nuit calme en perspective, si le ciel le veut bien.

 



Samedi 11 juillet

Le ciel a bien voulu, les vaches aussi, pas de voisins et route sans passage, bref, une nuitidéale pour bien dormir.

En route pour Laruns, supermarché et pharmacie, petit tour au marché très axé tourisme.

Nous partons ensuite pour Gourette où nous passons la journée.

 Matinée à la station, déjeuner au Mercos, puis nous montons au plateau de Bezou sans forcer grâce à la télécabine.

 


Nous passons deux heures à arpenter les pistes, sans grand intérêt mais agréable avec un petit vent frais.

 







Retour par la même chemin, pas envie de trop forcer aujourd'hui, une glace et une bière en terrasse, à l'ombre, puis retour au Mercos qui a passé l'après-midi en plein soleil.

Étonnamment, ce n'est pas l'étuve dans le fourgon, à peine 32°.

Il est 17 heures, en fouillant un peu, nous trouvons une place à l'ombre sur le premier parking en montant de Laruns.

 


Pas glamour, mais commode au point que nous y restons dormir après avoir mis les cales, à la tombée du jour.

Ce soir, les boules Quiès seront sans doute utiles …

Dimanche 12 juillet

Eh bien non, pas de bruit cette nuit, sommeil reposant.

Subodorant une fréquentation au top en ce dimanche de grand WE, nous prenons la route du col d'Aubisque dès 6 heures, profitant de la fraîcheur, le Mercos aussi.


 Depuis notre dernier passage, les parkings ont été complètement réorganisés, 

En effet beaucoup de camping-cars et autres fourgons sur le parking inférieur, où 10 places sont destinées à ces véhicules, sauf qu'elles font à peine 6 mètres de long, aussi, nous garons nous comme les autres, en longueur sur le côté, à la queue leu leu.

 


Après toilette et petit déjeuner, en route pour la rando typique du lieu, l'ascension vers le Soum de Grum.

Il s'agit plus d'un parcours-santé sur piste de montagne, puis de deux bonnes grimpettes d'abord jusqu'au col de la Noulatte, puis jusqu'au sommet du soum.

 



Lequel sommet est envahi de fourmis volantes, impossible d'y rester plus de quelques secondes, après avoir jeté un coup d'oeil à 360 ° sur le magnifique panorama.

 


9 heures, il fait déjà chaud, nettement plus qu'hier, une chaleur lourde et un soleil voilé très désagréable.

Retour au Mercos vers 10 heures, il fait 30°, à 1700 mètres ! Même si c'est 12° de moins qu'à la maison, nous subirons cette chaleur étouffante jusqu'à 22 heures.

De temps en temps, l'hélico de la Protection Civile évacue quelque promeneur imprudent.

De plus, un feu s'est déclaré sur les flancs de la montagne, en face, nous envoyant sa fumée par bouffées.

 


Il gagnera en intensité durant toute la journée sans visiblement inquiété les autorités.

Il semblerait que la canicule ait atteint son pic aujourd'hui, croisons les doigts !

Cela n’empêche pas des fanas de vélo de participer par centaines à une sortie très organisée.


 Il reste maintenant à attendre la fraîcheur du soir pour pouvoir espérer dormir.

Lundi 13 juillet

Heureusement, même si en journée, la température bat des records, à cette altitude, les nuits reste fraîches.

Aussi avons nous bien dormi, et ce matin, il a même fallu mettre une petite laine pour ma ballade matinale.

Bien sur, cette coutume que je partageai avec Igor réveille à chaque fois la douleur de son départ, mais je tiens à continuer, un petit hommage en quelque sorte à mon fidèle compagnon.

La vallée est dans les nuages, nous naviguons sur ce coton blanc, et le ciel au dessus de nos têtes est un peu couvert.

 



Vers 9 heures, nous quittons l' Aubisque pour le Soulor quelques kilomètres plus bas vers Argelès-Gazost.

Beaucoup de possibilités de stationner ici, sur un des nombreux parkings disponibles et sans interdiction.

 


Après nous êtrte bien installé et calé, nous partons pour la randonnée emblématique vers le lac de Soum.

Longue montée dans la forêt, puis au milieu des bruyères et des myrtilliers, en une heure, nous voici au lac.

 



Peu d'eau dans celui-ci, comme dans toutes les sources qui jalonnent le parcours, peu d'herbe aussi pour nourrir tous les animaux en estives ici, vaches, chevaux, moutons à foison.

Il est probable que, face à cet avenir climatique dégradé, il faille là aussi adapter l'élevage de ces troupeaux.

Un coin d'ombre sous les arbres, une petite collation, puis nous entamons la descente vers le col, il nous aura fallu 2 heures et demie pour boucler la boucle.

 

  Encore de superbes paysages tachetés de bétail.






Le ciel reste chargé, quelques rares éclaircies, un petit vent bien agréable, du coup la température reste très supportable, 25° environ, 27 dans le fourgon, rien à voir avec hier.

Nous faisons un petit tour au col, avec achat de fromage au producteur local.

Puis déjeuner, sieste, classique quoi.

Dans l'après-midi, nous remettons les chaussures de randonnée pour aller cueillir quelques myrtilles. Par manque d'eau, elles sont très petites, il faut beaucoup de patience pour en trouver une grosse poignée.

Au retour, rencontre avec ces cochons cités plus haut, et avec un des nombreux ânes  

Nous finissons l'après-midi tranquillement, ce soir il y a animation au bar avec chants traditionnels, ça va swinguer …

Mardi 14 juillet.

Pas vraiment gênés par la musique, nous étions au fond du parking, no soucy.

Nous avons bien sur, en début de soirée, été faire un tour pour écouter quelques chants, un beau choeur d'hommes et deux guitares, de toute évidence des gars du cru, fiers de leur pays.

 


Un peu déçus car la centaine de personnes, de tous ages, qui était là, n'écoutait pas, n'applaudissait pas, étant surtout là pour se rencontrer.

Une soirée entre gens d'ici qui, d'ordinaire un peu isolés, se font une joie de bavarder et de se retrouver.

Après une dizaine de chants, nous les avons laissé pour une bonne nuit dans le fourgon.

Notre départ est prévu demain matin, à l'aube naissante pour éviter le cagnard.

Pour l'heure, départ pour notre dernière journée montagnarde, après avoir admiré le paysage ourlé d'une belle mer de nuage.



 

Il faut d'abord descendre jusqu'à Arrens-Marsous, puis remonter vers Aste en suivant la vallée du gave d'Arrens.

Route étroite, sinueuse, sur une dizaine de kilomètres.

De nombreux parkings à commencer par celui du lac du Tech, trop bas pour nous, puis au bout de la route avec pour finir, celui de la Maison du Parc.



 Surprise, malgré une arrivée vers 9 heures, ces parking sont quasiment tous pleins !

Il est vrai que nous sommes le 14 juillet, férié donc, et que Pau, Lourdes ou Tarbes sont proches.

Nous ne sommes pas seuls à rechercher la fraîcheur des sommets.

Coup de pot, une place est libre à 50 mètres du parking du haut, complet lui.

Installation, harnachement, et c'est parti pour la randonnée du jour.

Deux refuges sont accessibles, ils doivent d'ailleurs être bien pleins, mais il faut monter jusqu'à 2000, trop pour nous.

Prenant le chemin du refuge Ledormeur, sous l'impressionnant pic de Balaïtous, nous montons jusqu'au plateau de Labassa, après un joli parcours.

 





  



4 heures aller-retour, nous déjeunons à l'espagnol vers 14 heures, fourbus mais contents.

Pas d'ombre disponible sur le parking, aussi nous sortons les fauteuils pour nous installer le long du gave bondissant, à l'ombre des grands arbres qui le borde.

Nous y passons l'après-midi, au frais.

Je repère en fin d'après-midi une place où l'ombre commence à arriver, et je m'empresse d'y poser le Mercos ; il aura le temps de refroidir un peu avant de redescendre.

Vers 16 heures, beaucoup de voitures repartent, la coupe du monde de foot y est sans doute pour beaucoup.

Nous dînons sur place puis, vers 19 heures trente, nous partons rejoindre un petit coin tranquille, dans la campagne au dessus d'Adé, un peu après Lourdes.

 


Ce sera ça de moins à faire demain.

Il fait une chaleur écrasante, nous n'étions plus habitué à cette température : il a fait 45° à Lourdes aujourd'hui !

Nous attendons plus de deux heures que le fourgon refroidisse un peu, profitant de la douche froide que permet notre maison sur roues.

Le lieu est d'un calme absolu, aucun bruit, aucun passage, du bonheur si ce n'était la chaleur.

Mercredi 15 juillet

5 heures trente, on est sur le pont, la fraîcheur est relative mais bienvenue tout de même.

Tarbes, Rabastens de Bigorre, Auch, nous sommes à la maison vers 9 heures et demie sans avoir trop souffert du chaud.

Pas trop de dégâts au potager, on fera même une belle cueillette de haricots vers.

Par contre, comme l'an dernier, ce sera bien si, sur les 12 pieds de tomates, nous en ramasserons 3 kilos. Il va falloir changer de méthode de culture !

Une journée pour me préparer et vendredi, hôpital pour un petit ramonage de la prostate.

La vieillesse a aussi quelques inconvénients !