mercredi 30 septembre 2026

Pyrénées luchonaises

 Dimanche 20 septembre.

Je réponds une fois de plus à l'appel des Pyrénées, profitant de cette arrière saison particulièrement chaude et ensoleillée.

Je pars seul, Mamydomi ayant d'autres projets et sans Igor dont la disparition me laisse toujours un vide douloureux.

Direction l'Espagne, le Val d'Aran plus précisément, pour cette première journée afin d'y faire le plein de G.O. à 40 centimes le litre de moins que chez nous, et de passer dans une des ventas de Lès pour y faire quelques achats d'alcools anisé et mentholé ainsi que de quelques spécialités introuvables chez nous.


 

Puis direction Bagnères de Luchon via le col du Portillon où je m'arrête une paire d'heures pour me dégourdir les jambes sur le chemin du col, côté espagnol.

Je descends ensuite à Luchon, déserte en ce dimanche après-midi, pour remonter vers Superbagnères puis en bifurquant dans la jolie vallée du Lys que je parcours jusqu'à son terminus.

Je bivouaque sur le dernier parking avant le départ de la randonnée que j'ai prévu de faire demain matin.

 

 Déjà il fait frais, la nuit tombe de bonne heure en ce début d'automne, la couette ne sera pas de trop.

Lundi 21 septembre

En effet, ce matin, la fraîcheur est bien sensible, la petite polaire est la bienvenue.

Je démarre vers 8 heures la randonnée classique de ce site, le tour de la vallée en passant par la cascade puis le gouffre d'Enfer.

En 5 minutes, on est au pied de cette fine cascade qui doit bien faire une trentaine de mètres.




Puis, rapidement, j'entre dans la forêt de hêtres dans la quelle se déroule la quasi totalité du parcours.

 

Chemin caillouteux, eau omniprésente, belles perspectives, le parcours n'est toutefois pas de tout repos.

A mi-parcours, je croise l'ancienne voie du funiculaire qui montait au lac Vert, puis voici le gouffre, pas si infernal que ça !

 



 

Je sors de la forêt au carrefour avec la piste qui mène aux lacs Bleu et Vert et au refuge du Maupas, autant de destinations hors de portée de mes vieilles jambes.



 

Comme toujours, la descente est la partie la plus difficile, je ne suis pas fâché d'arriver sur le parking qui s'est bien garni.

Un hélico s'est fait entendre une partie de la matinée, sans doute du débardage vu le bruit de tronçonneuse qui gronde dans la forêt.


 

3 heures, 6 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, je ne suis pas mécontent de ma performance du jour.

Après un moment de délassement, en route pour la montée jusqu'à Superbagnères. Malgré l'interdiction discriminatoire, je m'installe sur le parking du haut, face à l'ancien hôtel de France devenu Village-Club du Soleil, et le spectacle magnifique des sommets sur près de 300 degrès.



 


Après un bon déjeuner, c'est une sieste réparatrice qui m'attend pendant une heure et demie.

Je fait le tour de la station, quasi vide à cette époque, avec un seul restaurant ouvert qui attire quelques affamés.

Le spectacle est assuré, d'abord par la perspective sur Luchon, quelques 1200 mètres plus bas.

Puis par le départ d'un couple de parapentistes qui profite d'un bon vent de face.

 




 

Enfin par le ballet des planeurs qui tournoient dans les courants ascendants.

Et l'hélicoptère de ce matin est toujours opérationnel, faisant des va et vient avec ses chargements de bois.

Le reste de l'après-midi se passe en lecture, radio, et admiration des motos qui sont légion à monter jusqu'ici.

Je fais le tour de la station, admirant cet ancien hôtel, imaginant le travail extraordinaire qu'il a fallu pour monter les  matériaux et assurer sa construction à cette altitude !




 

Fin de journée, la plupart des voitures sont parties, mais voici qu'arrivent un, puis deux, puis cinq fourgons et devinez quoi ? Sur ce parking assez vaste, il y en a deux qui viennent se coller à moi …

Du coup, je quitte la station pour descendre au parking réservé aux camping-cars un peu plus bas, au milieu des vaches toujours à l'estive.



Le soleil décline sur les nombreux 3000.


 Je m'installe confortablement et devinez quoi ? Et oui, ils me suivent …

Heureusement, cette fois, ils s'égayent sur ce parking lui aussi suffisamment vaste.

Un bon dîner, la nuit tombe, Luchon s'allume.



  

Mardi 22 septembre

Nuit reposante, dès 7 heures, je remonte à la station. J'y prends mon petit déjeuner, y fait un brin de toilette et de vaisselle, puis je m'équipe pour parcourir le « Chemin des Crêtes » au dessus de la station.

3 heures de promenade sur les pistes de ski au départ, puis sur un petit chemin caillouteux jusqu'à atteindre la cote 1973 qui sera sans doute le point culminant de ce trip pyrénéen.






 

Retour au fourgon vers 11 heures, je descends jusqu'à Luchon pour un stop ravito. Je me gare près des thermes, à l'ombre des grands arbres du parc.

Déjeuner, sieste puis je déambule dans la ville, assez déserte et un peu triste.

17 heures, je reprends de l'altitude et gagne l'Hospice de France, trouvant une place au calme et à l'ombre en contrebas du grand parking saturé.




 

Je fais une reconnaissance de l'endroit, la boucle du plateau de Campsaure paraît être dans mes cordes. Nous verrons ça demain matin.

Mercredi 23 septembre

Je ne sais pas vous, mais ma mémoire est de plus en plus flemmarde. Ce qui fait que je me retrouve parfois dans un endroit où je suis déjà venu en ayant l'impression que c'est la première fois.

C'est le cas ici. En reprenant mon blog, je vois que la rando que j'ai prévu dans cet endroit magnifique, je l'ai déjà faite !

Et que donc, j'ai déjà bivouaqué sur ce parking …

Heureusement, de cet endroit partent plusieurs itinéraires, plus ou moins difficiles en longueur ou dénivelé.

Je choisis donc, ce matin, de m'engager sur « Le Chemin de l'Impératrice » et de pousser jusqu'au cirque de la Glère.

Le parcours se passe essentiellement en forêt, sous de grands hêtres majestueux. Leur ombre doit être appréciable en plein été.



 

Quelques passages un peu rock n'roll, pierreux, étroits, pas très conseillé aux sujets au vertige.

Après 5 kilomètres, on débouche sur le cirque et ses multiples cascades.


 

Il est possible de faire une boucle, mais cela rallonge le parcours et les derniers kilomètres se font sur la route.

Demi-tour donc.

A mi-chemin du retour, boum ! Papy se casse la margoulette, en cause un lacet défait, le pied opposé sur celui-ci et patatras …

Lourde chute en avant, le genou droit encaisse le choc, la douleur est aigüe.

Après avoir constaté les dégâts, ecchymoses au coude et au genou, épaule un peu mâchée, mais surtout pas de fracture, je reprend la rando, il me reste 3 kilomètres à faire.

Sur le plat ça va, en montée aussi, mais pour rejoindre le Mercos, je dois descendre une bonne centaine de mètres de dénivelé, et c'est une autre histoire.

En marchant en crabe, en prenant tout mon temps, avec de nombreuses haltes, j'arrive enfin au fourgon.

Mon genou est bien gonflé, un peu violacé et assez douloureux.

Pour des randos, c'est râpé, et tant que je peux conduire, je décide de rentrer au bercail, je ne sais pas ce qu'il en sera demain ...

En trois heures et quelques grimaces, je suis à la maison, espérant que demain, ça s'améliore.

Ce qui sera le cas, rien de cassé, mais je vais boitiller pendant une bonne semaine.

Je vous le dis, il ne fait pas bon vieillir ...



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