lundi 16 avril 2012

Pâques 2012, du Gard à l'Hérault.

Entre deux séjours en famille, nous profitons des jolis coins que nous proposent ces deux départements.
Quittant l'Ardèche, nous faisons route plein sud par la vallée du Rhône. Celle-ci nous mène jusqu'à La Roque sur Cèze, joli village médiéval,


dont nous parcourons les ruelles sous un beau soleil




Le village est escarpé, et le nom d'une des rue nous incite à la prudence

L'accès au village se fait par le pont Charles Martel, dont les douze arches permettent de franchir la Cèze.


La visite continue, et, longeant la rivière à pied sur quelques centaines de mètres, nous atteignons les cascades du Sautadet que la Cèze a sculpté dans le calcaire :




Nous continuons ensuite vers le Pont du Gard. Nous voulions y faire un tour, mais l'accès en est devenu difficile et prohibitif : 15 € pour voir un monument qui appartient à tous, des accès "entonnoirs" qui vous piègent dans les parkings obligatoires, tout est fait pour soutirer l'argent du touriste.
Nous faisons donc demi-tour et partons plutôt à la découverte du joli village de Castillon du Gard tout proche.
La place du Château d'eau nous accueille pour la nuit.


Après une bonne nuit, nous filons vers Nîmes. Mais nous sommes attirés par les Gorges du Gardon qui promettent de belles randonnées. Nous nous arrêtons à Sanilhac Sagriès et parcourons la garrigue. Celle-ci est en fleur, et nous profitons de ces floralies improvisées :










Après quelques kilomètres à pied, nous atteignons les gorges au lieu-dit Les Baumes, et admirons les anciens moulins, que nous surplombons de plus de cent mètres :


Nous arrivons à Nîmes en début d'après-midi.
Un coup d’œil en passant à la Maison Carrée


puis nous visitons les Arènes









2000 ans de spectacles, pas tous très réjouissants, ont construits la légende de ce lieu impressionnant, même vide. On ne serait pas étonné de rencontrer un ou deux gladiateurs au détour d'un des nombreux couloirs, ou de croiser un taureau échappé du toril !

Tiens, justement :


mais ce n'est qu'une animation proposée aux jeunes visiteurs.

Nous descendons ensuite vers les Saintes Maries de la Mer, devenues très (trop) touristiques depuis notre dernière visite qui date, il est vrai, de quelques décennies.
Seule l'église a conservé son calme :



Nous continuons ensuite jusqu'à Aigues Mortes via le bac du Sauvage (pour le fun, son passage n'est pas obligatoire )

 
et passons la nuit sur un des nombreux parkings de la cité fortifiée, au milieu des grands blancs


La matinée du lendemain est consacrée à une longue ballade dans les rues d'Aigues Mortes




puis nous nous dirigeons vers Sète.
Pas question d'être si près de la mer sans y faire halte. Nous le faisons à côté de Palavas, en vue de l'étonnante Cathédrale Saint Pierre de Maguelone, et nous en profitons pour activer notre digestion grâce à une belle ballade sur la plage déserte.



  
Arrivée à Sète en milieu d'après-midi pour, là aussi, une agréable promenade.
Le canal est encombré de vieux gréements, restés là après une parade le week-end dernier






Il est un conseil, affiché sur ces bateaux historiques, qui pourrait aussi bien s'appliquer à certains membres de notre forum favori :


Nous profiterons du beau temps du lendemain pour d'autres découvertes. D'abord, les "neuf écluses" à Béziers, véritable escalier à péniches, très impressionnant,




puis nous poussons jusqu'à Marseillan pour jeter un coup d'oeil à l'endroit où le Canal du Midi débouche dans l'étang de Thau, sous le regard lointain du Mont Saint Clair :



Bien sur, vu l'endroit, notre sortie pascale se terminera autour du plus célèbre des produits locaux :


Comme d'hab, le "Pépère" a englouti ce petit millier de kilomètres sans broncher, et nous a ramené sain et sauf à la maison, impatient déjà de nous faire vivre d'autres découvertes.

mardi 3 avril 2012

De nouveaux locataires...

Avant que l'herbe de l'enclos n'ai trop poussé, il fallait soit tondre, et au prix du super 95, cela devient un luxe, soit opter pour des tondeuses plus...naturelles.

Donc, depuis hier soir, de nouvelles locataires occupent la petite bergerie :


 
Il s'agit de brebis de Ouessant et de leurs agnelles.
L'une est beige, l'autre bien noire, et ce sont elles qui, à partir du mois de juin, resterons pour entretenir l'enclos.
Les deux mères, elles, retournerons chez elles.


J'espère ainsi que ces agnelles seront habituées à notre présence, et que nos petits enfants pourront les câliner tout leur saoul.

samedi 24 mars 2012

Travaux au jardin

Pour les heureux possesseurs d'un bout de terrain, et amateurs de jardinage, la mi-mars est un moment d’effervescence.
L'ambiance sonore d'abord, avec les chants d'oiseaux, en pleine période de reproduction, pies et geais criards, merles siffleurs, mésanges babillardes, parfois dérangés par la course effrénée de l'écureuil derrière sa femelle.
Le regard ensuite, qui se régale, après les perces-neiges, des premiers narcisses et des violettes, qu'il suffit d’effleurer pour qu'elles nous inondent de leur parfum puissant.
Le sureau est un des premiers à ouvrir ses feuilles, vite suivi par le lilas. Les fleurs des cerisiers, des pêchers et pommiers pointent déjà.

Il est temps de sortir les outils et de commencer les travaux.
Le compost a été étalé sur le sol nu du potager, et la motobineuse le mélange à la terre bien travaillée.
Quelques arceaux en fil de fer, un morceau de plastique transparent, et voilà un tunnel qui protégera les premières salades des gelées qui sont encore à craindre jusqu'à ce que Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Gervais, les fameux saints de glace, soient passés, début mai.


Quelques radis sont nés entre les salades, histoire d'occuper l'espace.
Pendant ce temps, le mesclun renaît dans la mini-serre.


Cette année sera une année de plantation. Depuis trente et quelques années que nous habitons ici, je dis, tous les ans ou presque, que je vais planter de la vigne.
Et tous les ans, je trouve une bonne excuse pour ne pas le faire : c'est trop tôt, c'est trop tard, il fait trop sec, trop humide, la lune n'est pas encore bonne, elle ne l'est plus...
Mais cette année, mon copain Robert m'a donné deux jolis pêchers, un de vigne, l'autre pour la conserve, qu'il a fait venir à partir de noyaux.
Je suis donc obligé de les mettre en place, et cette motivation va me servir pour enfin planter 6 plans de raisins de table.
En avant !

D'abord les trous, 40 sur 40 sur 40 cm :




J'ai choisi de mettre trois plants à racines nues et trois autres en godet : ces derniers sont beaucoup plus chers, mais devraient donner quelques fruits dès cette année.
Après avoir paré un peu les racines, elles bénéficient d'un petit bain de pralin :


Puis la mise en place en laissant bien le point de greffe hors sol :


Les plants en godets sont mis en place tels quel


Et voici un beau rang de vigne !

Il faudra maintenant palisser le tout sur des fils de fer tendus entre de jolis piquets.

Les deux pêchers, ainsi qu'un pommier "Fuji", sont placés sur un rang parallèle.


Il reste à vivre assez vieux pour goûter aux "fruits" de mon travail.
Ceci dénote un optimisme tout à fait spectaculaire !

J'en profite pour vous donner des nouvelles du poulaillers et de ses pensionnaires, qui ont adopté leur HLM :



Les poulets de chair arrivent à terme, ils seront au congélateur à la fin du mois. Six autres prendront leur place, qui seront bons à la fin juin.
Ensuite, rien jusqu'en septembre, pour pouvoir profiter des congés d'été.
Les trois pondeuses nous donnent deux œufs et demi par jour, en moyenne. C'est largement suffisant.
Enfin, début avril, de nouveaux pensionnaires arrivent ...
Je vous les présenterai bientôt, suspense !

Lancé dans les grands travaux, j'en profite pour améliorer l'esthétisme de la cour. J'installe des demi-rondins en bois traité pour délimiter les plate-bandes et contenir le gravier :



Enfin, pour clore ce superbe reportage printanier, je vous propose une visite rapide de mon petit musée paysan :



Et quand je pense qu'il y en a qui s'embêtent à la campagne !!!

vendredi 16 mars 2012

Au fond du jardin

Joli spectacle hier matin au fond du jardin


On ne saura jamais lequel des deux mâles aura réussit à séduire madame !

mardi 6 mars 2012

Fourragère avant bétaillère !

Bientôt de nouveaux pensionnaires dans l'enclos, je vous en parlerai en temps utiles.
En prévision, je suis allé faire le plein de paille.
Le "Pépère" n'avait jamais été aussi bien isolé, j'ai même pu entendre une chanson de Carla, c'est dire !


Petite salade

Bien sur, il  fallu une demi-heure pour la cueillette, une autre pour le nettoyage, mais la récompense est là : une jolie salade de mâche sauvage.



Accommodée avec un œuf mollet (de mes poules, bien entendu...) et quelques dés de jambon sec, voilà le repas de ce soir, qui sent bon l'arrivée du printemps.